Language Selection

Get healthy now with MedBeds!
Click here to book your session

Protect your whole family with Orgo-Life® Quantum MedBed Energy Technology® devices.

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

« On est conscients des risques » : des Canadiens déterminés à briser le siège de Gaza

3 weeks ago 13

PROTECT YOURSELF with Orgo-Life® QUANTUM TECHNOLOGY

Orgo-Life the new way to the future

  Advertising by Adpathway

Douze Canadiens prennent part à une nouvelle flottille qui a pris la mer, jeudi, en partance de la Grèce et de la Turquie, dans l'espoir de briser le siège imposé par Israël sur la bande de Gaza depuis près de 20 ans.

Au total, cette flottille internationale est composée de 54 bateaux regroupant près de 500 personnes originaires de plus de 45 pays, indiquent les organisateurs.

Cette initiative, organisée par la « Flottille globale Soumoud » et la « Coalition de la flottille de la Liberté », est la deuxième du genre en deux semaines. La précédente avait été interceptée le 30 avril par les forces israéliennes dans les eaux internationales. Cent soixante-quinze militants avaient alors été brièvement arrêtés, y compris deux Canadiennes, dont Umir Tiar, une étudiante québécoise de 22 ans.

Contactée par Radio-Canada, la jeune femme se dit toujours aussi déterminée à briser le blocus du territoire palestinien.

Malgré les risques qui persistent, on est vraiment déterminés à aller de l'avant avec la mission de livrer de l'aide à Gaza.

Peu importe les stratégies et les tactiques employées pour tuer le mouvement propalestinien, ils ne vont pas réussir à tuer notre détermination, assure-t-elle dans un message envoyé quelques heures avant le départ de la flottille.

On est prêts!, lance de son côté Safa Chebbi, porte-parole de la « Flottille globale Soumoud ». Elle assure que l’équipage est préparé à faire face à toute éventualité.

Deux femmes et quatre hommes posent en faisant le signe de la victoire.

Safa Chebbi posant aux côtés d'Umir Tiar et de Ko Timaung, ainsi que les autres participants canadiens à la flottille en partance de la Turquie vers la bande de Gaza.

Photo : Photo fournie par la Flottille globale Soumoud

Évidemment, c’est une mission qui comporte beaucoup de risques. On est conscients de cela, explique la militante à Radio-Canada. On a suivi des formations pour nous préparer aux différents scénarios possibles, nous avons aussi des protocoles en place pour chacun de ces scénarios-là.

En 2010, des commandos israéliens avaient mené un assaut contre une flottille internationale pour Gaza, qui a fait neuf morts et plus de 20 blessés. L’armée israélienne avait alors reconnu des erreurs à un échelon relativement supérieur lors de la planification et de l'exécution de l’attaque.

Chaque nuit qui passe, nous nous attendons à être attaqués par les forces israéliennes, dit Ehab Lotayef, un ingénieur montréalais de 67 ans, qui a pris part à plusieurs flottilles depuis 2011.

Nous faisons des exercices de simulation, nous sommes préparés à répondre de manière pacifique à toute interception ou attaque à laquelle nous pourrions être confrontés.

L’autre option, c’est de rester silencieux, et c’est quelque chose que nous ne pouvons pas faire, dit-il encore.

« Le siège de Gaza est plus que physique : il est aussi mental »

Israël impose un blocus terrestre, maritime et aérien à la bande de Gaza depuis juin 2007, lors de la prise de contrôle de l’enclave palestinienne par le mouvement islamiste Hamas. Le siège a été considérablement renforcé durant la guerre, déclenchée par l'attaque sans précédent du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, entraînant une famine de masse dans l’enclave palestinienne, selon l’ONU.

Des voiliers participant à la flottille internationale pour Gaza, au large de la Grèce.

Des voiliers participant à la flottille internationale pour Gaza, au large de la Grèce.

Photo : Getty Images / AFP / COSTAS METAXAKIS

Ko Timaung, un activiste rohingya de Toronto, participe pour la première fois à cette initiative. Il voit beaucoup de similitudes entre le sort des Palestiniens de Gaza et celui de la minorité musulmane persécutée au Myanmar.

Pour moi, les deux causes sont connectées, dit à Radio-Canada le militant de 44 ans, qui dirige le Réseau pour les droits humains des Rohingyas.

En 2017, l'armée birmane a lancé une offensive brutale contre les Rohingyas en réponse à des attaques d'un groupe insurgé, l'Armée du Salut des Rohingyas de l'Arakan, contre une trentaine de postes de police et militaires. Quelque 700 000 Rohingyas ont alors fui la répression et des dizaines de villages ont été complètement détruits.

Ces crimes ont été reconnus comme étant un génocide par le Canada, un an plus tard.

Le militant, qui est arrivé comme réfugié en sol canadien il y a près de 20 ans, se dit inquiet des risques encourus par la flottille pour se rendre à Gaza, mais ce n’est rien par rapport à ce que vivent les Palestiniens tous les jours, assure-t-il.

Pour moi, le meilleur scénario possible, c'est que l’on puisse arriver à Gaza et distribuer de l'aide humanitaire. Nous avons du lait pour bébés, des multivitamines, des médicaments, de la nourriture, du pain, etc., dit Ko Timaung.

Un souhait partagé par tous les participants interrogés par Radio-Canada.

Je trouve que le siège de Gaza est plus que physique : il est aussi mental. Abandonner cette mission, c’est comme accepter l’idée que le blocus est invincible. Il faut continuer à défier cette idée-là.

Les organisateurs de la flottille dénoncent l’incapacité de la communauté internationale à ouvrir un corridor humanitaire vers la bande de Gaza. Ils appellent notamment le Canada à mettre en place un embargo sur le transfert de tout équipement militaire à destination de l’État hébreu.

Des Palestiniens passent devant les décombres d'immeubles d'habitation détruits par la guerre.

Des Palestiniens passent devant les décombres d'immeubles d'habitation détruits au cours de l'offensive israélienne qui a duré deux ans, à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 15 avril 2026.

Photo : Reuters / RAMADAN ABED

Le silence international est tout simplement inacceptable, dénonce Ehab Lotayef. L’aide que nous transportons en bateau est symbolique, nous ne prétendons pas pouvoir résoudre la crise humanitaire dans la bande de Gaza. Si la communauté internationale souhaite une solution, elle devra contraindre Israël de rouvrir le point de passage de Rafah. C'est le seul moyen de mettre fin à cette crise.

Israël a partiellement rouvert le principal terminal entre l’Égypte et la bande de Gaza dans le cadre du cessez-le-feu avec le Hamas, mais l'a de nouveau fermé quand la guerre avec l'Iran a éclaté en février. Depuis, le terminal a rouvert en partie, mais le nombre de camions autorisés à traverser vers Gaza reste limité.

Dans un courriel, le porte-parole d’Affaires mondiales Canada affirme qu’Ottawa est au courant que des ressortissants canadiens participent à la flottille pour Gaza.

Les agents consulaires sont en contact avec les autorités locales et sont prêts à fournir une assistance consulaire aux citoyens canadiens qui en font la demande, indique John Babcock.

Commentant le blocus, il affirme que le Canada maintient sa position selon laquelle l’aide humanitaire coordonnée par les Nations unies à destination et à l’intérieur de Gaza doit être immédiatement intensifiée afin de faire face à la situation humanitaire catastrophique.

Radio-Canada a par ailleurs contacté le ministère israélien des Affaires étrangères, ainsi que l’ambassade d’Israël à Ottawa, mais aucune déclaration n’avait été fournie à l’heure de publier ces lignes.

Read Entire Article

         

        

Start the new Vibrations with a Medbed Franchise today!  

Protect your whole family with Quantum Orgo-Life® devices

  Advertising by Adpathway