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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayMême si la tempête hivernale des dernières heures a finalement causé beaucoup moins de pannes de courant que celle d'avril 2023, Environnement et Changement climatique Canada estime que l’émission d’un code orange pour plusieurs régions du Québec était justifiée.
La veille de l’arrivée du système sur le sud de la province, le ministère fédéral affirmait que l’ampleur de la tempête serait comparable à celle qui a plongé plus d’un million de foyers dans le noir il y a trois ans.
En matinée, jeudi, plus de 200 000 clients d’Hydro-Québec étaient privés de courant. Le premier ministre François Legault a affirmé que la « grande majorité » des pannes seraient réglées d’ici 23 h.
Le météorologue chez Environnement et Changement climatique Canada Simon Legault ne croit pas que ses collègues et lui aient fait fausse route. Même si le nombre de pannes n’est pas comparable avec la tempête de 2023, les précipitations se sont avérées, selon lui, plutôt conformes aux prévisions.
Ça s'est déroulé, grosso modo, comme on anticipait, dit-il. On n'a pas eu le million de clients touchés comme en 2023, simplement parce que les plus grosses quantités n'ont pas touché directement Montréal ou les secteurs les plus vulnérables.
Je dirais qu'à première vue, ça s'est déroulé comme on l'anticipait et que le [code] orange était justifié.
Le bilan des précipitations fait était de 20 à 30 mm de verglas en Outaouais, entre 15 et 20 mm à Montréal et dans les Laurentides et de 10 à 15 mm dans la région de Québec. Certaines régions, comme Mirabel et Québec, ont reçu jusqu’à 8 cm de grésil. À Roberval et à Gaspé, environ 30 cm de neige sont tombés.

La région de Québec a reçu une quantité importante de neige et de grésil.
Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel
Le but n'est pas de crier au loup
Depuis novembre dernier, Environnement et Changement climatique Canada utilise un code de couleur pour effectuer des prévisions quant aux risques associés à un phénomène météorologique. Un code orange correspond à des conditions météorologiques violentes qui peuvent entraîner d’importants dommages ou d’importants effets sur la santé.
Le but n'est pas de crier au loup en mettant du orange pour que les gens s'inquiètent plus qu'il le faut. On veut donner une indication du risque qui vient avec cette tempête-là, dit Simon Legault.
Le météorologue estime d’ailleurs que le code orange a atteint son but au cours des dernières heures. Plusieurs villes, comme Québec, se sont mobilisées et ont mis en place des mesures de prévention, bien avant l’arrivée de la tempête. Dans certaines régions, dont la Capitale-Nationale, Hydro-Québec a procédé à une opération de dégivrage de certaines lignes de transport d’électricité.
Il y a eu des actions qui ont été mises en place en bonne partie parce qu'on [a émis un code] orange, croit Simon Legault.

En prévision de la tempête, Hydro-Québec a mené des travaux d'élagage à Québec afin de prévenir la chute de branches d'arbres sur des fils électriques.
Photo : Radio-Canada / Colin Côté-Paulette
Jean-Charles Beaubois est d’accord. Le président de MétéoGlobale croit que la proactivité de plusieurs villes peut avoir donné l’impression à certaines personnes que les conditions étaient plus clémentes que prévu.
Tout le monde y a mis un peu du sien. Les gens sont moins sortis de chez eux, les villes ont réagi de façon impeccable et la météo s'est mise un peu de notre côté avec un tout petit peu moins de millimètres de pluie, constate-t-il. Tout ça fait que la situation semble avoir été beaucoup plus simple, mais elle n'était pas si simple que ça.
Par rapport à 2023, on était vraiment très, très, très, très proche d'avoir les mêmes conséquences.
La fermeture de plusieurs écoles était également justifiée, à son avis. François Legault s’est dit lui aussi satisfait de la décision des centres de services scolaires.
Ce n’est pas une science exacte, la météo. J’aime mieux être plus prudent, a dit le premier ministre.

Le premier ministre du Québec, François Legault, et le ministre de la Sécurité publique du Québec, Ian Lafrenière, passent devant un écran affichant les pannes d'électricité d'Hydro-Québec à Montréal, le jeudi 12 mars 2026.
Photo : The Canadian Press / Graham Hughes
Le verglas, un phénomène difficile à prévoir
Simon Legault et Jean-Charles Beaubois l’avouent : la pluie verglaçante est un phénomène météorologique particulièrement complexe. Une variation d’un demi-degré peut complètement changer le type de précipitation au sol.
C'est sûr que ce sont des phénomènes qui sont beaucoup plus compliqués à prévoir que des grosses tempêtes de neige ou de pluie, illustre M. Beaubois.
Simon Legault explique que, dans le cas de la tempête de mercredi, une couche d’air froide plus importante que prévu près du sol a transformé la pluie verglaçante en grésil, à bien des endroits.
Cette prévision-là, elle est extrêmement difficile à faire, dit-il.
Même les prévisions de pluie verglaçante manquent parfois d’exactitude, le météorologue estime qu'elles aident les villes et les représentants de la sécurité civile à mettre en place des mesures de prévention.


2 months ago
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