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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayAlors que la guerre contre l'Iran est sur le point d'entrer dans son quatrième mois, le président américain, Donald Trump, se dit imperméable au calendrier électoral pour piloter sa stratégie de sortie de conflit.
Accusant Téhéran de vouloir gagner du temps à l'approche de l'échéance électorale de novembre aux États-Unis, il a soutenu mercredi que la stratégie iranienne ne fonctionnerait pas.
Ils pensaient pouvoir jouer la montre contre moi. Vous savez [le régime iranien se dit] : "On va jouer la montre contre lui. Il a les élections de mi-mandat", a-t-il déclaré au cours d'une longue réunion de son Cabinet. Je me fiche des élections de mi-mandat.
Regardez ce qui s’est passé hier soir. C’était le prélude aux élections de mi-mandat, a-t-il ajouté, en allusion à la victoire sans équivoque du candidat qu'il soutenait dans la primaire républicaine pour le siège de sénateur du Texas.
Les gens comprennent – c'est très simple – que l'Iran ne peut pas avoir une arme nucléaire, a-t-il martelé, même si la guerre en Iran est largement impopulaire auprès des Américains.
Près de 60 % des Américains s'y opposent, selon la moyenne des sondages compilée par le site d'analyse statistique Silver Bulletin.
Il y a deux semaines, Donald Trump a affirmé que le portefeuille des Américains ne pesait pas dans sa décision sur une éventuelle entente avec Téhéran, disant là encore que sa seule priorité était d'empêcher Téhéran de développer l'arme nucléaire.
Je ne pense pas à la situation financière des Américains et je ne pense à personne, avait-il répondu à une journaliste – une affirmation dont les démocrates espèrent pouvoir tirer profit alors que l'inflation aux États-Unis est à son plus haut niveau depuis près de trois ans. La majorité des Américains se disent d'ailleurs insatisfaits de la façon dont le président américain gère ce dossier.
Au début de la rencontre avec les membres de son Cabinet, Donald Trump a soutenu que l'Iran négociait en position d'extrême faiblesse.
L’Iran a la ferme intention – ils veulent vraiment parvenir à un accord mais, jusqu’à présent, ils n’y sont pas arrivés, a-t-il dit. Nous ne sommes pas satisfaits, mais nous le serons. Soit ça, soit on va simplement finir le travail, a-t-il ajouté, évoquant une nouvelle campagne de bombardements.
Interrogé sur l’état des négociations, il a soutenu qu’elles se déroulaient très bien, ne donnant cependant pas de précisions.
Je pense qu’ils commencent à nous donner les choses qu’ils doivent nous donner. Et s’ils le font, c'est formidable. Sinon, l’homme à ma gauche devra les achever, a-t-il dit du secrétaire à la Défense, Pete Hegseth.
Samedi, le président américain a soutenu que l'accord avait été « négocié en grande partie », tempérant cependant les espoirs dès le lendemain.
En début de journée, la télévision d'État iranienne a par ailleurs affirmé que Téhéran avait obtenu une première ébauche d'un accord-cadre préliminaire et non officiel, ce qu'a démenti la Maison-Blanche.
Avertissement lancé à Oman

Des navires demeurent ancrés dans le détroit d’Ormuz, près de l’île de Larak, en Iran, le 16 mai 2026.
Photo : Getty Images / Majid Saeedi
Le document dont a fait état la télévision iranienne évoquerait notamment le rétablissement du trafic maritime commercial par l'Iran dans le détroit d'Ormuz à son niveau d'avant-guerre dans un délai d'un mois, de même que le retrait des forces militaires américaines et la levée du blocus.
Le détroit d'Ormuz, par lequel transitait le cinquième du brut mondial avant le conflit, ouvrirait immédiatement après la conclusion d'une entente, a cependant assuré Donald Trump.
Interrogé sur la position américaine quant à un plan qui permettrait temporairement à l'Iran et à Oman d'exercer un contrôle sur ce corridor maritime stratégique, le président américain a donné une réponse sans équivoque.
Oman va bien se comporter comme tout le monde, sinon on va devoir les faire sauter. Ils comprennent ça. Ça va bien se passer pour eux, a-t-il lancé. Il y a quelques jours, le média d'informations financières Bloomberg a fait état de discussions entre l'Iran et Oman pour l'instauration d'un péage permanent sur ce corridor maritime stratégique.
Le détroit va être ouvert à tout le monde. Ce sont des eaux internationales, a dit Donald Trump à la journaliste qui lui demandait qui aurait le contrôle du détroit. Personne ne va le contrôler; nous allons le surveiller.
Mardi, Téhéran a accusé Washington d’avoir violé le cessez-le-feu décrété le 8 avril dernier, après des frappes dans une zone côtière à proximité du détroit d'Ormuz. Le commandement américain pour le Moyen-Orient (CENTCOM) a dit avoir ciblé des bateaux qui tentaient de poser des mines de même que des sites de lancement de missiles, dans le sud de l’Iran.
L'ouverture du détroit est elle-même devenue un enjeu, après que Téhéran eut bloqué le détroit d’Ormuz en riposte aux attaques américaines et israéliennes du 28 février. À la mi-avril, Washington a répliqué par un blocus naval des ports iraniens, afin d'arrêter le transport de pétrole iranien.
Pas d'allègement des sanctions contre l'Iran
Donald Trump a par ailleurs fermé la porte à tout allègement des pressions économiques exercées contre Téhéran, qui voudrait inclure cette condition dans un éventuel accord.
Il n'est pas question d’alléger les sanctions ni de donner de l’argent. Pas de sanctions, pas d’argent, rien du tout, a-t-il dit.
Nous contrôlons de l'argent qu'ils disent être le leur. Nous allons garder le contrôle de cet argent. Lorsqu’ils se comporteront correctement et feront ce qu’il faut, nous les laisserons avoir leur argent mais, pour l’instant, nous ne ferons pas ça, a-t-il affirmé.
Donald Trump a par ailleurs répondu qu'il ne serait pas à l'aise avec l'idée de confier le stock iranien d'uranium enrichi à la Russie ou à la Chine, deux alliés de l'Iran.
Plus tôt cette semaine, il s'est montré ouvert à l'idée de voir l'uranium enrichi – qui serait actuellement enfoui profondément sous la terre – détruit sur place ou dans un autre endroit acceptable.
Au cours de la rencontre, il a en outre réitéré sa volonté de voir les pays du Moyen-Orient qui n'ont pas signé les accords d'Abraham normaliser à leur tour leurs relations avec Israël.
Je pense que ces pays nous le doivent, a-t-il dit notamment de l'Arabie saoudite et du Qatar. Je ne suis pas certain que nous devrions conclure l’accord [avec l'Iran] s’ils ne signent pas, si vous voulez la vérité.
C'était la 12e fois que Donald Trump réunissait son Cabinet depuis son retour au pouvoir, en janvier 2025.
Depuis la rencontre précédente, il y a deux mois, trois femmes ont quitté leur poste ou annoncé leur départ : l’ancienne procureure générale Pam Bondi, l’ex-secrétaire au Travail Lori Michelle Chavez-DeRemer ainsi que la directrice du renseignement américain, Tulsi Gabbard, qui doit quitter ses fonctions le 30 juin. Kristi Noem avait été écartée du département de la Sécurité intérieure au début de mars.


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