PROTECT YOURSELF with Orgo-Life® QUANTUM TECHNOLOGY
Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLa gouverneure générale sortante, Mary Simon, estime que les critiques de sa maîtrise du français étaient « injustes ».
Bien sûr, je trouve cela injuste, tout simplement parce qu’on ne peut pas apprendre une langue du jour au lendemain. Je n’ai pas eu l’occasion, comme d’autres, d’apprendre le français quand j’étais enfant.
En entrevue dimanche à l’émission Rosemary Barton Live de CBC, Mme Simon a ajouté que ces critiques ne l’ont pas empêchée de tisser des liens avec les Canadiens pendant son mandat.
Mme Simon, qui est la première gouverneure générale autochtone du Canada, était connue pour son travail sur les questions arctiques et autochtones et pour ses efforts en faveur des droits, de la jeunesse et de la culture inuit avant d’assumer cette fonction.
Lorsque les attaques ont commencé, cela m’a semblé vraiment étrange d’être la cible de ces critiques alors qu’un comité entier chargé d’examiner le processus était parvenu à la conclusion que j’étais la bonne personne au bon moment pour ce pays, a-t-elle déclaré.
Mme Simon, qui parle l'anglais et l'inuktitut, avait promis d’apprendre le français lors de sa nomination, en 2021. Peu après, le Bureau du commissaire aux langues officielles a indiqué à CBC News avoir reçu 59 plaintes.
Une action en justice a ensuite été intentée par des groupes de défense de la langue française, qui ont fait valoir que Mme Simon ne pouvait occuper ce poste, car elle ne parlait pas français. Ils ont même demandé l’annulation de sa nomination.
Le gouvernement fédéral a tenté de faire rejeter la plainte, mais en 2024, la Cour supérieure du Québec a statué qu’elle pouvait être examinée sur le fond.
Un tuteur en français
Mme Simon a indiqué avoir pris très au sérieux l’apprentissage du français.
J’avais un tuteur. Je suivais des cours deux jours par semaine, et je suis désormais capable de lire le français et de comprendre ce que je dis dans un discours. Au début, je n’en étais pas capable , a précisé Mme Simon. La seule chose qui reste à faire, maintenant que tout cela est dit et fait, c’est d’être capable d’avoir une conversation.
Le gouvernement a déboursé plus de 52 000 $ pour 324 heures de cours de français l’année dernière, a indiqué le bureau de Mme Simon en réponse aux questions du Bloc québécois.
Et les langues autochtones?
La gouverneure générale sortante, qui reconnaît que le Canada compte deux langues officielles — l’anglais et le français —, souligne que de nombreuses langues autochtones sont en voie de disparition à travers le pays.
Même ma langue, l’inuktitut, s’affaiblit peu à peu, car les langues officielles bénéficient d’un soutien pour se développer et prospérer, contrairement aux langues autochtones. Si nous voulons sauver les langues autochtones en tant que pays, nous devons faire davantage.
Whit Fraser au secours de son épouse
Le mari de Mme Simon, Whit Fraser, ancien journaliste de CBC, a fait la une des journaux en octobre 2024 après avoir critiqué les médias québécois dans une publication sur les réseaux sociaux. Il se disait étonné après une vague d’indignation, qui s’est déversée dans une demi-douzaine de journaux et de stations de radio supplémentaires, dans les deux "langues officielles" .
On n'a demandé à aucun d'entre eux s'ils avaient déjà essayé d'apprendre l'inuktitut, la langue autochtone de la gouverneure générale, a écrit M. Fraser.
Les journalistes qui ont critiqué les compétences linguistiques de Mme Simon n’ont pas tenu compte du fait qu’elle n’avait pas appris le français dans les écoles québécoises, bien qu’elle eût grandi dans la province, a écrit M. Fraser, ajoutant que cette situation relève d’une hypocrisie insupportable.

Mary Simon, lors de la cérémonie de prestation de serment en juillet 2021 aux côtés de Justin Trudeau, alors premier ministre, et de Sophie Grégoire Trudeau.
Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick
Qui portera le flambeau sur les questions autochtones?
Mme Simon, fervente défenseure de la réconciliation, a déclaré qu’il restait encore beaucoup à faire sur cette question et qu’elle travaillait avec un comité consultatif pour faire de la réconciliation un élément clé du travail de Rideau Hall.
J’espère que cela se poursuivra, a déclaré Mary Simon, ajoutant qu’elle avait eu des conversations avec la future gouverneure générale, Louise Arbour, au sujet du travail accompli.
Je pense que nous devons nous engager pour continuer à faire de cette priorité une priorité. Il s’agit de voyager et d’apprendre à connaître tant les Autochtones que les non-Autochtones à travers le pays, et de contribuer à les soutenir.
En septembre dernier, près d’une décennie après avoir témoigné devant la Commission de vérité et réconciliation, Mme Simon a déclaré qu’un changement considérable était en train de s’opérer au Canada.
Le plus visible est le dialogue qui s’instaure entre les Premières Nations, les Inuits et les peuples autochtones d’une part, et les autres Canadiens d’autre part, a-t-elle affirmé à l’époque. Mme Simon a également souligné que la réconciliation n’est pas une question politique qui peut être réglée par un ensemble de lois.
La gouverneure générale sortante a ajouté qu’elle continuerait à jouer son rôle de bâtisseuse de ponts dans les domaines qui lui tiennent à cœur, notamment la réconciliation.
Lorsqu’on lui a demandé ce qui lui manquerait dans sa fonction de gouverneure générale, Mme Simon a répondu que les rencontres avec les Canadiens de tout le pays lui manqueraient.
Au début du mois, le premier ministre, Mark Carney, a annoncé que Mme Arbour, ancienne juge de la Cour suprême, serait investie prochaine gouverneure générale du Canada le 8 juin.
D'après le compte rendu de Benjamin Lopez Steven, de CBC News


1 week ago
7





















English (US) ·
French (CA) ·
French (FR) ·