PROTECT YOURSELF with Orgo-Life® QUANTUM TECHNOLOGY
Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayUn jury fédéral a déclaré mercredi Live Nation, la maison mère de Ticketmaster, coupable de monopole illégal en violation de lois antitrust américaines au terme d'un procès fleuve à New York.
Le champion mondial de la promotion de concerts avait conclu un accord à l'amiable avec le département de la Justice américain pour mettre fin aux poursuites, mais 34 États américains avaient décidé de poursuivre le procès contre lui.
Un jury fédéral de Manhattan a délibéré pendant quatre jours avant de rendre sa décision mercredi dans cette affaire très suivie, qui a offert aux amateurs l’équivalent d’un accès en coulisses à une industrie qui domine le divertissement en direct aux États-Unis et ailleurs.
Après ce verdict, le juge chargé de cette affaire, Arun Subramanian, devra désormais fixer les réparations dans une procédure séparée.
Pendant trop longtemps, Live Nation et Ticketmaster ont tiré avantage des admirateurs et des artistes en augmentant les prix des billets en éliminant toute concurrence menaçant leurs positions, s'est félicitée Letitia James, procureure générale de l'État de New York, citée dans un communiqué.
Selon les médias américains, le jury a estimé que Ticketmaster avait profité de son monopole pour surfacturer ses clients de 1,72 $ par billet vendu, sur la période allant de mai 2020 à l'année 2024. Le montant total des dommages, sur la base de cette estimation que le juge peut tripler, sera fixé par le magistrat dans les prochains jours.
L'entreprise, qui n'a pas réagi dans l'immédiat, peut faire appel.
Live Nation Entertainment possède, exploite, contrôle la programmation ou détient des parts dans des centaines de salles de concert. En 2010, Live Nation avait racheté Ticketmaster avec l'aval du ministère de la Justice, sous conditions. Ticketmaster est largement considérée comme le plus gros vendeur de billets au monde pour les spectacles et pour les événements en direct.
L'action Live Nation a terminé la séance de mercredi en baisse de 6,29 % à la Bourse de New York.
Live Nation contrôle 86% du marché des concerts, selon les plaignants
Dans cette cause civile, initialement portée par le gouvernement fédéral américain, Live Nation était accusée d’avoir étouffé la concurrence grâce à son influence en empêchant notamment certaines salles de faire affaire avec leur propre billetterie plutôt que celle de Ticketmaster.
Il est temps de les tenir responsables, a déclaré Jeffrey Kessler, avocat des États plaignants, lors de sa plaidoirie finale, qualifiant Live Nation d'intimidateur monopolistique qui a fait grimper les prix pour les acheteurs de billets.
Live Nation a répliqué ne pas être en situation de monopole, affirmant que les artistes, les équipes sportives et les salles établissent eux-mêmes les prix et les pratiques de vente.
Le 9 avril dernier, un avocat qui représente les États a déclaré lors de sa plaidoirie finale que Live Nation contrôle 86 % du marché des concerts et 73 % du marché global en incluant les rencontres sportives.
L'avocat de Live Nation avait fait valoir que cette société ne cachait pas le fait qu'elle était la plus grande entreprise dans le domaine du divertissement et le plus grand distributeur de billets du pays, mais il a rappelé que le succès n'est pas contraire aux lois antitrust aux États-Unis.
Un accord rejeté par une trentaine d’États
Le 9 mars dernier, Live Nation s'était entendue avec le département de la Justice américain afin de mettre un terme à la procédure pour pratiques anticoncurrentielles entamée le 2 mars à New York.
Quelques-uns des États qui étaient parties prenantes dans cette procédure avaient accepté l’accord, mais plus de 30 d’entre eux ont poursuivi le procès, estimant que le gouvernement fédéral n’avait pas obtenu suffisamment de concessions de la part de Live Nation.
Cet accord provisoire prévoyait notamment le versement de 280 millions de dollars américains (385 millions $ CA) en dommages et intérêts.
L'entente comprenait aussi des mesures pour limiter la capacité de Live Nation à négocier avec des salles des contrats d'exclusivité pour la billetterie ainsi que la possibilité pour d'autres promoteurs d'organiser des concerts dans des lieux contrôlés par Live Nation.
Live Nation avait également accepté de céder 13 salles dont elle était propriétaire parmi les 460 qu'elle contrôle, selon le département de la Justice.
Une lutte bipartisane
Face au recul de l'application des lois antitrust par l'administration Trump, ce verdict montre jusqu'où les États peuvent aller pour protéger nos citoyens des grandes entreprises qui utilisent leur pouvoir pour augmenter illégalement les prix et escroquer les Américains, a réagi le procureur général de Californie, l'élu démocrate Rob Bonta, après le verdict de mardi, qu'il a qualifié d'« historique ».
À l'audience, le patron d'AEG Presents, principal concurrent de Live Nation, avait déclaré que les frais moyens sur la vente d'un billet de concert atteignent 25 % du prix de base aux Etats-Unis, contre 15 % en Europe. Une différence qu'il attribuait à la mainmise de Ticketmaster sur le marché américain.
Rob Bonta a également souligné le caractère inédit de la coalition, réunissant des États aussi bien républicains que démocrates. Nous sommes incroyablement fiers de ce résultat, a-t-il ajouté.
Avec les informations de Agence France-Presse, CTV News et Associated Press


1 month ago
9

























English (US) ·
French (CA) ·
French (FR) ·