PROTECT YOURSELF with Orgo-Life® QUANTUM TECHNOLOGY
Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayToutes les provinces pourraient bénéficier des assouplissements sur la tarification carbone qui ont émergé de l’entente entre le Canada et l’Alberta.
Dans le cadre de leur accord entériné vendredi, le premier ministre Mark Carney et son homologue albertaine Danielle Smith ont convenu d’abaisser les cibles de tarification du carbone industriel.
Le prix annoncé par tonne d’émissions de CO2 stagnera à 100 $ entre 2027 et 2029, avant d’augmenter graduellement pour atteindre 130 $ la tonne en 2035. Ce prix est celui auquel un gouvernement vend des crédits carbone.
Sur son site web, Environnement et Changement climatique Canada indique que, depuis le 15 mai – date de la signature de l’entente de mise en œuvre entre le Canada et l’Alberta –, cet objectif s’appliquera à tous les systèmes de tarification du carbone du pays.
Les provinces et les territoires peuvent choisir d’appliquer leur propre régime de tarification carbone ou celui du gouvernement fédéral, mais doivent minimalement respecter les normes établies par ce dernier.
Edmonton et Ottawa se sont aussi entendus pour rabaisser l’objectif concernant le prix réel des crédits carbone, soit le prix auquel les entreprises se vendent les crédits entre elles.
Si les politiques à l’ère de Justin Trudeau voulaient qu’il atteigne les 170 $ la tonne en 2030, Mme Smith et M. Carney se sont plutôt entendus pour que l’objectif soit de 130 $ la tonne en 2040.
Toutefois, Environnement et Changement climatique Canada n’indique pas si ce second objectif s'appliquera lui aussi partout au pays.
Dans une allocution à la chambre de commerce de Vancouver, mercredi, le premier ministre Carney a dit qu’il allait consulter la Colombie-Britannique et toutes les provinces et les territoires au sujet des modifications à apporter au seuil fédéral de tarification du carbone afin de l'aligner sur ces nouveaux engagements.
Nous le ferons rapidement, pour que nous ayons une seule approche prévisible et consistante.

Mark Carney a assuré qu'il voulait consulter les provinces et les territoires au sujet des nouvelles normes de tarification du carbone.
Photo : La Presse canadienne / ETHAN CAIRNS
Eby craint que l'Alberta ait un avantage
Le premier ministre de la Colombie-Britannique, David Eby, qui a rencontré Mark Carney mercredi, avait d’ailleurs souligné qu’il craignait qu’Ottawa accorde un avantage concurrentiel significatif à sa province voisine.
Sur certains projets, nous ne serons plus compétitifs. L’Alberta obtient une tarification carbone spéciale, avait-il averti.
Mardi, il avait accusé le gouvernement Carney de donner trop d’attention à l'Alberta, qui brandit la menace de tenir un référendum.
L’accord de mise en œuvre signé entre Ottawa et Edmonton prévoit notamment que la construction d’un possible pipeline vers le Pacifique soit lancée aussi tôt qu'en septembre 2027.
Les nouveaux objectifs de tarification du carbone industriel inclus dans cette entente ont toutefois reçu un accueil mitigé de l’industrie pétrolière, qui aurait préféré que la tarification du carbone soit carrément abandonnée.
Selon les recherches de l’Institut climatique du Canada, un prix du carbone à 130 $ la tonne représente environ 50 cents par baril pour les producteurs. Toujours selon cet organisme, l'entente Canada-Alberta rend l'objectif fédéral d'atteindre la carboneutralité d'ici 2050 hors de portée.
Mark Carney et l'Alberta, cependant, sont toujours engagés à l'atteindre.


2 weeks ago
12





















English (US) ·
French (CA) ·
French (FR) ·