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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLe gouvernement américain a annoncé lundi par la voix de son secrétaire au Trésor, Scott Bessent, sa volonté de « couper toutes les ressources économiques » qui, selon ses dires, « maintiennent le régime tyrannique » iranien en vie, et a lancé un nouveau train de sanctions contre l'Iran.
L'Iran fait face à un choix très clair, avec seulement deux chemins possibles : un isolement total avec une économie de subsistance ou un retour vers la normalité avec la possibilité de rejoindre l'économie mondiale, a prévenu M. Bessent.
Le responsable américain a annoncé de nouvelles sanctions touchant l'or, la technologie, les actifs numériques, l'aviation et le transport maritime.
Les pays qui ne participeraient pas aux sanctions américaines partageront l'isolement de l'Iran, a également insisté Scott Bessent, alors que le président américain Donald Trump a appelé durant le week-end un certain nombre de pays à se joindre à sa guerre économique.
Le secrétaire américain au Trésor a dit notamment envisager d'expulser du système dollar les pays récalcitrants.
Nous tiendrons chacun pour responsable. Ceci marque l'asphyxie économique de ce régime. Personne ne devrait tester notre volonté en la matière.
L'IRAN S'EFFONDRE COMPLÈTEMENT!!!, a écrit de son côté Donald Trump sur son réseau Truth Social, alors que les efforts diplomatiques pour régler le conflit régional, déclenché le 28 février par une offensive israélo-américaine contre Téhéran, sont dans l'impasse.
Face à une guerre de plus en plus impopulaire aux États-Unis et à l'approche des élections américaines de mi-mandat, l'administration Trump privilégie désormais la guerre économique aux frappes sur l'Iran.
S'agit-il d'une victoire ou d'un aveu de défaite de la part des États-Unis?, a feint de s'interroger le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, demandant pourquoi, dans ce cas, il serait nécessaire de procéder à "la plus grande invasion financière de l'histoire" et de mobiliser "toutes les institutions et tous les pouvoirs" des États-Unis.

Fin juillet, l'inflation atteignait 66 % sur 12 mois en Iran, contre 46 % en février. (Photo d'archives)
Photo : Getty Images / ATTA KENARE
Avant même la conférence de presse de Scott Bessent, Pékin avait estimé que les sanctions et la pression américaines ne permettraient pas de résoudre le conflit.
Donald Trump a affirmé lundi sur son réseau Truth Social que l'Iran s'effondre complètement.
Le président a appelé au téléphone les responsables mondiaux avec la demande expresse de mettre fin à leurs interactions avec le régime. Et l'on voit déjà les résultats, a assuré lundi M. Bessent.
Le fils de Nétanyahou visé?
Par ailleurs, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a affirmé lundi que l'Iran avait tenté d'assassiner l'un de ses deux fils, sans apporter de précision supplémentaire.
Le premier ministre israélien a deux fils et une fille. On ignore encore lequel de ses fils aurait été visé. Son fils aîné, Yair, 35 ans, a séjourné pendant de longues périodes à Miami, en Floride, depuis début 2024, et serait sous la protection du service de renseignement israélien.
Son séjour aux États-Unis a suscité une polémique en Israël sur le coût de cette protection pour les contribuables.
Nombreuses difficultés économiques
Les Émirats arabes unis avaient eux annoncé dès la semaine dernière suspendre jusqu'à nouvel ordre tous les échanges commerciaux et les transactions financières avec le pays.
Le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, également président du Parlement iranien, a reçu lundi à Téhéran le chef de l'armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir, dont le pays joue les médiateurs dans le conflit.

Mohammad Bagher Ghalibaf. (Photo d'archives)
Photo : Getty Images / AFP / URS FLUEELER
Lors de cette rencontre, le dirigeant iranien a déclaré que le pays travaillait à la mise en œuvre des termes du protocole d'accord conclu à la mi-juin par Téhéran et Washington pour trouver une issue au conflit, et a estimé que les États-Unis, en ne respectant pas ces engagements, ont empêché l'instauration de la stabilité dans la région.
Au cœur du conflit, le stratégique détroit d'Ormuz, par lequel transitait auparavant un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est verrouillé par Téhéran quasiment sans interruption depuis six mois, ce qui a entraîné une envolée des prix du pétrole.
L'Iran a exclu tout retour à la situation d'avant-guerre dans le détroit et discute depuis des semaines d'un accord sur les modalités de son franchissement avec Oman, qui borde la rive sud du détroit. Le chef de la diplomatie omanaise, Badr Al-Busaidi, est attendu mardi à Téhéran.
En dépit de la fermeté affichée par Téhéran, le président iranien, Massoud Pezeshkian, a reconnu que le pays faisait face à de nombreuses difficultés économiques, après des décennies de sanctions américaines et internationales.
Fin juillet, l'inflation atteignait 66 % sur 12 mois dans le pays, contre 46 % en février, et la monnaie nationale poursuit sa dégringolade : un dollar s'échangeait la semaine dernière contre 1,88 million de rials, contre 1,65 million juste avant le conflit.
Et selon la société de suivi maritime Kpler, le blocus américain imposé aux ports iraniens a entraîné une chute des exportations pétrolières de l'Iran, passées de 2 millions de barils par jour avant la guerre à seulement 0,4 million à la mi-août, leur plus bas niveau depuis le début du conflit.


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