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Les établissements scolaires des comtés caquistes privilégiés, note GND

1 week ago 4

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Les circonscriptions de la Coalition avenir Québec (CAQ) ont reçu plus que leur juste part des projets et des investissements en construction et en rénovation d'écoles depuis l'élection du gouvernement Legault en 2018, remarque le porte-parole de Québec solidaire (QS) en matière d'éducation, Gabriel Nadeau-Dubois.

M. Nadeau-Dubois a partagé ce constat lundi matin à l'Assemblée nationale, expliquant en conférence de presse avoir voulu vérifier si les rumeurs selon lesquelles la CAQ avait tendance à privilégier les établissements scolaires de ses comtés étaient vraies. Et ses conclusions sont sans appel.

Les écoles situées dans les circonscriptions caquistes sont en moyenne les moins vétustes, les plus récentes et les plus favorisées au Québec. Pourtant, c'est dans ces circonscriptions-là qu'il y a eu le plus d'investissements et le plus de projets, toute proportion gardée, en rénovations et en constructions d'écoles [depuis 2018], a-t-il noté.

Ce que j'aurais souhaité trouver dans mes recherches, c'est que le poids politique des différents partis soit à peu près équivalent à leur proportion de projets et d'investissements, a expliqué M. Nadeau-Dubois.

Or, la réalité montre notamment que c'est beaucoup à Montréal, où la CAQ est peu présente, qu'on a des écoles en très mauvais état depuis très longtemps [et] où les travaux ne se font pas, a-t-il souligné.

Le député solidaire a présenté le résultat de ses recherches aux médias lors d'un point de presse.

Le rapport « Le bon parti, les belles écoles? » a été présenté en conférence de presse lundi matin à l'Assemblée nationale.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Regroupées dans un rapport de 24 pages rendu public lundi (nouvelle fenêtre), les observations de M. Nadeau-Dubois le laissent croire que les rumeurs selon lesquelles les projets d'écoles avancent plus vite dans les circonscriptions caquistes sont fondées.

Il semble y avoir vraiment des interactions entre le processus électoral et l'attribution des fonds en infrastructures, a-t-il déclaré en conférence de presse lundi.

Intitulé Le bon parti, les belles écoles?, le rapport produit par M. Nadeau-Dubois et son équipe montre notamment que 75 % des investissements en éducation inscrits au Plan québécois des infrastructures (PQI) ont été effectués au tout début du premier mandat de la CAQ, en 2019 et en 2020.

Ce que ces chiffres-là suggèrent, c'est qu'on est ici devant un phénomène de recherche de visibilité, c'est-à-dire qu'on a un gouvernement qui, au début de son mandat, annonce massivement des investissements dans l'objectif de couper des rubans [et] de faire des inaugurations plus tard dans son mandat, a expliqué M. Nadeau-Dubois.

C'est un phénomène qui est bien connu, a-t-il poursuivi. Les Américains appellent ça le ribbon cutting politics : cette mauvaise habitude qu'ont les gouvernements, tous partis confondus d'ailleurs, d'investir massivement au début de mandat pour par la suite récolter de la visibilité à proximité des échéances électorales.

Le gouvernement de la CAQ dément

Le cabinet de la ministre de l'Éducation, Sonia LeBel, a réagi à la sortie de Gabriel Nadeau-Dubois lundi en assurant que l’analyse des projets d’infrastructure scolaire ne se [faisait] pas en fonction des comtés, mais bien en fonction des besoins des élèves, sur la base de critères objectifs.

Il a toutefois rappelé que 100 000 élèves à scolariser s'étaient ajoutés depuis 2018 et que, malgré que le PQI soit passé de 9 milliards à 23,5 milliards de dollars, les besoins en infrastructures scolaires demeuraient immenses.

On ne pourra jamais donner le feu vert à tous les projets en même temps, a fait valoir le cabinet de Mme LeBel. On doit respecter la capacité de payer des Québécois. On doit aussi favoriser le maintien d’actifs, effectuer des réparations. On ne peut pas seulement inaugurer de nouvelles écoles, c’est une question d’équilibre.

Gabriel Nadeau-Dubois a œuvré comme porte-parole masculin de QS de 2017 à 2025, une période au cours de laquelle il a aussi occupé le poste de chef parlementaire du parti. « Usé », il a toutefois quitté ces deux fonctions l'an dernier, annonçant qu'il ne se représenterait pas aux prochaines élections.

Le député de Gouin a depuis été déplacé à l’éducation dans le cabinet fantôme de QS.

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