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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayPlus que jamais, les petites épiceries indépendantes se placent comme portes d’entrée pour de jeunes entrepreneurs, alors que les tablettes des grandes chaînes d’épicerie débordent de produits d'acteurs importants de l'industrie agroalimentaire.
Les marchés indépendants pour pénétrer le marché sont un gros game changer [...] pour une entreprise comme nous, illustre fièrement Stéphanie Bélanger, copropriétaire de l’entreprise Les Beurrés, située à Québec.
Son mari, Lounes Laoudi, et elle ont lancé cette entreprise de beurre aromatisé en 2024. À leur début, les petits marchés indépendants ont permis de faire connaître leur produit.
Si on veut s’attaquer à un gros marché, il faut démontrer qu’il y a un intérêt pour le produit. C’est grâce aux marchands indépendants qu’on a pu faire notre démonstration de marché, explique-t-elle en ajoutant que le bouche-à-oreille chez les indépendants leur a permis de se rendre jusqu'aux grandes épiceries, comme les IGA.
La propriétaire de l’entreprise Croque Lupin, Annie Demers, vend des produits à base de lupin, une légumineuse protéinée, au Québec et en Ontario. Elle explique que ce sont [les épiceries indépendantes] qui [l’]ont vraiment aidée à intégrer le marché.
Paulo Raimundo, le propriétaire de l’épicerie indépendante La Vieille Europe, située à Montréal, abonde en ce sens. Ce qui est différent ici, c’est que tu rentres dans le magasin, les employés disent bonjour au client. Ils connaissent les produits et peuvent bien te [conseiller], soutient-il.
C’est plus difficile dans une grande surface où tu peux rentrer et partir sans avoir parlé à personne.

Paulo Raimundo est propriétaire de l'épicerie La Vieille Europe, qui existe depuis 1959.
Photo : Radio-Canada / Alexis Gauthier-Gagné
Des empires d’alimentation
Les grandes épiceries sont celles qui contrôlent l’essentiel du marché de l’alimentation au Canada, lance l’économiste de l’Université McGill, Pascal Thériault.
On parle d’empire comme Sobeys, Loblaw, Walmart ou même Costco.
Dans une enquête du Bureau de la concurrence de 2023, l'organisme affirmait que le Canada a besoin de plus de concurrence dans le secteur de l’épicerie.
Le Bureau avait d’ailleurs interpellé les gouvernements provinciaux dans le but qu’ils mettent en œuvre des politiques qui favorisent la croissance des épiciers indépendants.
[Cela] augmenterait la concurrence, renforcerait le pouvoir des consommateurs et inciterait les entreprises à baisser les prix, à améliorer la qualité des produits et à innover.
Les chaînes Loblaw et Sobeys avaient d'ailleurs fait l'objet d'une enquête en 2025 à Halifax sur des ententes qui bloquent l'ouverture d'épiceries concurrentes.
C’est pourquoi commencer par les petites épiceries est la solution pour les entrepreneurs. M. Thériault prend l’exemple d’un producteur de confitures qui démarre son entreprise.
Je fais 40 000 pots de confiture par an. La distribution alimentaire au Québec, c’est 3800 points de vente. ''Je vais faire quoi ? Faire 10 pots de confiture par commerce et quand c’est fini, c’est fini? '' C’est difficile et les volumes ne sont juste pas là.
Un avis partagé par Annie Demers.
[L’alimentation] est un marché de volume. On doit produire, produire, produire et avoir des volumes parce que nos marges sont plus minces.

Annie Demers est propriétaire de l'entreprise Croque Lupin
Photo : Radio-Canada / Alexis Gauthier-Gagné
C’est sans compter les coûts de référencement pour pouvoir intégrer les produits sur les tablettes des grandes chaînes.
On sait qu’une tablette d’épicerie, dépendamment à quelle hauteur ton produit va être, ne vaut pas la même chose, illustre Pascal Thériault, également spécialiste en autonomie alimentaire.
Souvent, les petits produits locaux sont bien bas en tablette parce que ça coûte moins cher que ceux à hauteur des yeux.
Pour Paulo Raimundo, ses espaces en tablettes sont gratuits pour les entrepreneurs. Si on est intéressé dans le produit, absolument, on lui donne de l’espace tablette gratuit.
Encourager les produits locaux
En pleine guerre commerciale avec les États-Unis, les grandes chaînes développent des programmes régionaux pour mettre en valeur les produits locaux.
On parle de plus en plus de local, d’autonomie alimentaire avec les barrières des États-Unis, des coûts des transports qui augmentent. Ça fait en sorte que les grandes chaînes développent maintenant des programmes pour les nouveaux produits, explique Annie Demers.
IGA avait, par exemple, lancé l’accélérateur local en 2022, un programme qui vise à accompagner les entreprises québécoises à développer de nouveaux produits.
Maintenant, l’entreprise Les Beurrés souhaite briser les barrières provinciales.
L’objectif est que le produit se retrouve dans toutes les assiettes du Québec, du Canada et à l’international, lance fièrement Lounes Laoudi.


3 weeks ago
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