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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayAprès Paris et New York, une cohorte d’entrepreneures québécoises a débarqué à Toronto cette semaine dans le cadre d’une mission commerciale visant à développer de nouveaux marchés.
L’initiative — intitulée Les Cheffes de file et organisée par La Caisse — cible chaque année une dizaine d’entreprises détenues par des femmes, qui réalisent un chiffre d’affaires de plus de 5 millions de dollars et qui présentent un fort potentiel de croissance.
Dans un contexte de tensions commerciales avec les États-Unis, bon nombre d’entre elles cherchent à augmenter leurs ventes et leur présence au Canada.

Maude Rondeau est fondatrice et présidente de Luminaire Authentik.
Photo : Radio-Canada / Joe Fiorino
Notre intention, c’est d’ouvrir d’autres boutiques, soit Vancouver, Calgary et Edmonton. On veut vraiment se concentrer comme une marque locale, fièrement faite au Québec, lance Maude Rondeau, fondatrice et présidente de Luminaire Authentik.
L’entreprise montréalaise, qui fabrique des luminaires sur mesure pour une gamme de clients résidentiels et commerciaux, s’apprête aussi à inaugurer une deuxième boutique à Toronto en juillet prochain. Elle compte aussi une présence aux États-Unis, grâce à un partenariat avec Ateliers Jacob à Washington, mais la présidente avoue que la situation tarifaire amène son lot d’incertitudes.
Depuis quelque temps, on se concentre vraiment sur le Canada.
Des fois, on est porté à vouloir aller à l’extérieur, mais le marché canadien est super important, dit-elle.
Grâce à son projet d’expansion, Luminaire Authentik espère tripler son chiffre d’affaires au cours des trois prochaines années. On vient appuyer sur l’accélérateur, affirme Maude Rondeau, qui estime que les nouveaux contacts établis dans la Ville Reine l’aideront à franchir cet objectif.
C’est quatre jours super intensifs. Ça a été tellement enrichissant, lance l’entrepreneure.
Un pivot nécessaire
Selon une enquête de Statistique Canada (nouvelle fenêtre), publiée en février dernier, près d’un tiers (32 %) des entreprises disaient que l’imposition de droits de douane américains a eu une incidence négative sur leurs activités au cours de la dernière année.

Maguire compte déjà un magasin à Toronto, mais espère en ouvrir un deuxième prochainement. L’entreprise envisage aussi une percée dans l’Ouest canadien.
Photo : Radio-Canada / Hugo Lévesque
C’est le cas du fabricant de chaussures Maguire, qui profitait autrefois de l’exemption tarifaire « de minimis » sur les colis d’une valeur inférieure à 800 $ acheminés aux États-Unis. En plus de ses magasins à Montréal et à Toronto, l’enseigne québécoise compte deux succursales à New York.
On a dû se réajuster. L’inventaire, c’est un peu un cauchemar à gérer, souligne la présidente Myriam Belzile-Maguire. C’est certain que ça nous a un peu fait se retourner vers le Canada.
Les ventes en Ontario représentent le plus grand nombre de ventes qu’on fait dans toute la compagnie, donc même plus qu’aux États-Unis.
Parmi les 11 magasins que l’entreprise compte ouvrir prochainement, une deuxième boutique dans la métropole ontarienne est dans les cartons. Dans la dernière année, on a réalisé que les ventes de Toronto avaient augmenté de 30 %, dit-elle.

L’initiative Les Cheffes de file, organisée par La Caisse, débarque pour la première fois à Toronto, après des missions commerciales à New York et à Paris.
Photo : Radio-Canada / Philippe de Montigny
Maguire, qui vend certaines collections de souliers dans les magasins Simons, envisage aussi une expansion dans l’Ouest canadien, notamment à Calgary et à Vancouver.
Propulser l’entrepreneuriat au féminin
L’initiative Les Cheffes de file a vu le jour en 2018, mais c’est la première fois qu’une mission commerciale est organisée à Toronto. Outre les présentations et les activités de réseautage, les participantes ont pu profiter chacune d’au moins trois rencontres individuelles personnalisées en fonction de leurs besoins particuliers.
On espère qu’elles vont garder ces liens et faire et sortir quelque chose de concret pour leur croissance au Canada, souligne Sunita Mahant, directrice générale du bureau torontois de La Caisse.
Ce n’est que le début pour ces cheffes de file.
Parmi les coups de cœur de la semaine, la responsable de la mission souligne une rencontre avec l’entrepreneure Joanna Griffiths, fondatrice de la marque canadienne de vêtements Knix et maintenant dragon à l’émission Dragons’ Den de CBC.
C’était une discussion incroyable, très authentique, vraiment transparente. Je pense que ça a vraiment un impact, affirme la Franco-Ontarienne.

Sunita Mahant, directrice générale du bureau de La Caisse à Toronto, est responsable de la mission commerciale dans la Ville Reine.
Photo : Radio-Canada / Joe Fiorino
Pour La Caisse, soutenir davantage de femmes entrepreneures et promouvoir la diversité est essentiel à la vitalité de l’écosystème d’affaires. Le programme met en vitrine des modèles qui peuvent inspirer d’autres femmes à se lancer en affaires, mais, même huit ans plus tard, il reste encore beaucoup de travail à faire, avoue Catherine Samson, directrice principale, Relations d’affaires et Espace CDPQ à La Caisse.
De plus en plus de femmes s’intéressent à l’entrepreneuriat et font des démarches pour démarrer leur propre entreprise, mais très peu de ces femmes-là étaient représentées parmi les très grandes entreprises au Québec, dit-elle.
Même à plus petite échelle, la disparité est flagrante : seuls 20 % des PME au pays l’an dernier appartenaient majoritairement à des femmes, selon une étude de l’Université métropolitaine de Toronto (nouvelle fenêtre).
C’est beaucoup de travail de sensibilisation et d’accompagnement et, ce que ça me fait dire aussi, c’est qu’une initiative comme celle de Cheffes de file reste toujours pertinente, raconte Mme Samson.


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