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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLorsque Justine Dufour-Lapointe a fait une croix sur le ski de bosses, en 2022, elle mettait aussi les Jeux olympiques derrière elle, ou du moins, c'est ce qu'elle croyait. L'arrivée du ski libre aux JO de 2030 pourrait soudainement venir changer la donne.
C'était devenu un secret de Polichinelle dans le milieu, mais le Comité international olympique (CIO) a confirmé, mardi, l'entrée au programme des Jeux d’hiver de 2030 de nouvelles disciplines, dont celle du ski libre.
Après les Jeux de Pékin, en 2022, Justine Dufour-Lapointe avait annoncé qu'elle quittait les bosses pour se concentrer dorénavant sur le ski libre. Elle a, depuis, été sacrée championne du Freeride World Tour à deux reprises, en plus de mettre la main sur le titre de vice-championne du monde, en février dernier.
La Québécoise n'était pas particulièrement surprise lorsqu'elle a eu vent de l'annonce du CIO.
Il y a eu des membres du CIO au dernier événement la saison dernière, donc on voyait bien qu’il y avait des avancements. Juste le fait qu’il y ait un Championnat du monde, je savais qu’il y avait un classement qui se faisait. Vu que j’ai fait les deux mondes, je comprenais très bien que ça s’en allait dans la bonne direction, a-t-elle souligné.
Je savais que ça allait arriver, mais on dirait que je ne réalise pas que c’est officiel. Il y a une partie de moi qui est fière de faire partie de ce mouvement, de ce changement dans le monde du ski libre. Pour le freeride, mais aussi pour le Québec, d’avoir été la première Québécoise à avoir été sur le circuit et d’avoir gagné. Je ferai toujours partie de l’histoire du freeride au Québec et au Canada, a-t-elle ajouté.
Lorsqu'elle a commencé son aventure en ski libre, la possibilité de participer aux Jeux olympiques pour une quatrième fois n'a jamais fait partie de sa réflexion.
C’est un cadeau du ciel, un alignement parfait dans ma carrière. Quand je le dis à haute voix, je réalise que c’est malade. Imagine, je pourrais aller aux Jeux dans deux disciplines différentes. C'est une opportunité en or, je le sais, je suis consciente de tout ça. Me connaissant, comment je suis maniaque de défis, c’est sûr que je trouve ça fabuleux, a-t-elle dit.
Une occasion qui nécessite des sacrifices
Toutefois, elle est pleinement consciente du dévouement et des sacrifices nécessaires pour participer à des Jeux olympiques. Celle qui a participé à ceux de 2014, de 2018 et de 2022, qui a notamment été sacrée championne à Sotchi, ne sait pas, pour le moment, si elle est prête à s'embarquer dans une telle aventure.
Je ne peux pas m’avancer et donner une réponse parce que, moi-même, je ne la connais pas, cette réponse. Même moi, je ne me suis pas posé la question à savoir, est-ce que c’est réaliste de me rendre là? Depuis le début, quand je suis embarquée dans cette histoire de freeride, je me suis dit que j’irais une année à la fois. C’est un bonus pour moi de faire une deuxième carrière dans une vie. J’ai encore le même sentiment. Est-ce que j’ai du plaisir à la faire et est-ce que j’ai des partenaires qui me soutiennent pour y aller à fond? Oui, alors on continue.
Je comprends la signification de s’embarquer dans un cycle de quatre ans. Présentement, je ne peux pas m’avancer et vous confirmer ma présence, ni vous dire que je ne serai pas là. Je ne le sais pas et c’est ça qui est beau, a-t-elle confié.
Une décision déchirante
Depuis sa transition vers le ski libre, Justine Dufour-Lapointe a montré qu'elle avait le talent pour être parmi les meilleures du monde. Elle a encore beaucoup à accomplir, plusieurs projets qu'elle souhaite réaliser. Il y les accomplissements sportifs, les ambitions professionnelles, mais aussi les aspirations personnelles d'une femme de 32 ans.
C’est certain qu’en tant que femme, ce n’est pas évident. Je navigue à travers tous ces questionnements et je ne suis certainement pas la seule athlète à vivre ça. C’est déchirant parce qu’il y a comme un point de non-retour pour nous physiquement. Je ne dis pas que c’est impossible, mais ça dépend des circonstances et du sport. Ça fait partie des grands questionnements que vivent les femmes athlètes et je pense que je suis juste en plein dedans, a-t-elle avoué.
Présentement, mon corps va bien. Je suis en santé, mais ce n’est pas juste une question de volonté. Il y a aussi une question de timing dans la vie, l’envie de faire d’autres projets. Je suis très optimiste que je vais y être à ces Jeux, peu importe la manière.


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