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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLa rencontre annuelle des premiers ministres de l'Ouest, qui débute lundi à Kananaskis, en Alberta, risque d'être marquée par la question du séparatisme albertain.
Alors que Sam Blackett, le porte-parole de la première ministre Danielle Smith, précise que la conférence de deux jours portera essentiellement sur les échanges commerciaux, l'économie, la sécurité énergétique, la défense et les projets d'intérêt national, certains premiers ministres anticipent des échanges délicats.
[Le fait] qu’une des premières ministres semble ouvertement préparer le terrain pour quitter le pays crée indéniablement un certain malaise dans la salle. Mais cela ne nous empêche pas de discuter, de travailler ensemble ou d’aborder d’autres enjeux et intérêts communs, a indiqué le premier ministre de la Colombie-Britannique, David Eby, lors d'une conférence de presse jeudi.
Il ajoute qu'il est fondamentalement en désaccord avec l'approche de la première ministre albertaine sur l'unité canadienne.
Je suis déterminé à travailler avec des gens même lorsque je suis en désaccord avec eux, et je sais qu’elle l’est aussi, parce que nous avons travaillé ensemble sur de nombreux dossiers.
Le premier ministre du Manitoba, Wab Kinew, affirme de son côté vouloir exprimer son amour pour le Canada, lors de cette rencontre qui prendra fin mardi.
Lorsque nous mettrons en œuvre notre projet de développement du pays à Churchill, j’espère que ce sera comme une grande étreinte à nos amis de l’Alberta et qu’ils se rendront compte qu’il est inutile d’organiser un référendum et que le Canada est le meilleur pays au monde, a déclaré M. Kinew, jeudi à Winnipeg.
Danielle Smith a annoncé cette semaine son intention de tenir un référendum sur l'avenir de l’Alberta au sein du Canada le 19 octobre. Depuis, elle défend sa position comme étant nécessaire à la démocratie.
Je suis farouchement loyale envers l’Alberta et le Canada, et je voterai pour que notre province demeure au sein de la Confédération.
Repousser constamment le débat ne fait que prolonger une discussion émotionnelle et importante, et réduire au silence les centaines de milliers d’Albertains qui veulent se faire entendre est injustifiable dans une société libre et démocratique, a-t-elle écrit sur son compte X, ce dimanche.
La Colombie-Britannique réclame sa place
David Eby a dénoncé plusieurs fois certains accords entre Ottawa et l'Alberta, notamment ceux concernant le pipeline vers la côte ouest de sa province et l'assouplissement de la tarification du carbone en Alberta.
L’un des points que j’ai soulevés auprès du premier ministre, c’est le fait que des politiques nationales ont été négociées avec une seule province, notamment le prix national du carbone établi avec l’Alberta, ainsi que les règles nationales sur le méthane qui, dans les faits, ont été définies avec l’Alberta. Ici, en Colombie-Britannique, nous essayons de relever les standards, a-t-il souligné.
S'adressant jeudi à des chefs d'entreprise à Calgary, Mme Smith a dit qu'elle espérait que Mark Carney parvienne à convaincre David Eby sur la question du pipeline, compte tenu de la volonté du premier ministre de la Colombie-Britannique de mener à bien des projets de développement du pays dans sa province.
Je pense que le premier ministre [Mark Carney] possède de grandes capacités de persuasion et qu’il dispose également de moyens financiers importants pour aider à faire avancer certains de ces projets en Colombie-Britannique, a-t-elle expliqué, reconnaissant elle aussi que l'ambiance de la rencontre des premiers ministres de l'Ouest pourrait être délicate.
Malgré leurs divergences, Mme Smith compte offrir à M. Eby une paire de bottes de cow-boy qu’il pourra enfiler lors de la conférence.
J’ai hâte de les enfiler et je m’en réjouis, a répondu pour sa part David Eby.
Avec les informations de La Presse canadienne


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