PROTECT YOURSELF with Orgo-Life® QUANTUM TECHNOLOGY
Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLe Nicaragua a reporté à septembre l'adoption d'une réforme constitutionnelle visant à exclure l'opposition des élections, voulue par le président Daniel Ortega, a annoncé lundi la coprésidente Rosario Murillo.
Aujourd'hui commence le processus de consultation. Il va durer un mois, car nous le conclurons à la fin d'août, avec pour objectif d'approuver la réforme constitutionnelle dans les premiers jours du mois de la patrie, en septembre, a déclaré Mme Murillo à un média d'État.
Une commission parlementaire et le Conseil suprême électoral (CSE) doivent déterminer les principaux éléments afin de ne laisser aucune faille permettant la terrible manipulation des empires et de leurs laquais dans le contexte des élections, avait indiqué le président du Parlement, Gustavo Porras.
Mme Murillo, épouse de Daniel Ortega, a ajouté que le projet de réforme a été présenté lundi au corps diplomatique à Managua, et nous attendons de connaître les résultats de cette première rencontre respectueuse et amicale.
Ancien guérilléro marxiste de 80 ans au pouvoir depuis les élections de 2007, contestées par la communauté internationale, Daniel Ortega avait annoncé vouloir écarter l'opposition, qu'il qualifie de traître à la patrie au service des États-Unis, des élections générales prévues en 2027.
Qu'ils oublient! Ici, au Nicaragua, il n'y aura plus d'élections qui leur permettent d'essayer de s'emparer du pouvoir, a-t-il dit devant des milliers de partisans. L'histoire des partis installés par les Yankees [les Américains, NDLR] revenant au gouvernement est finie, pour toujours, avait-il dit.
Dictature
Cette annonce avait suscité une large réprobation.
Abolir les élections démontre sa lâcheté et sa peur de la volonté du peuple nicaraguayen, avait estimé le secrétaire d'État américain, Marco Rubio.
Le président Donald Trump et la communauté internationale ne resteront pas les bras croisés pendant que la dictature [...] accroît la répression, a-t-il ajouté, appelant les membres de la communauté internationale à unir leurs forces pour montrer à la dictature Murillo-Ortega qu'elle ne peut pas s'attendre à maintenir des relations comme si de rien n'était avec les autres nations.
Le haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Volker Türk avait quant à lui appelé les autorités à rouvrir l'espace civique et à rétablir l'État de droit, estimant que toutes les sensibilités politiques doivent pouvoir voter et se porter candidates aux élections, conformément aux obligations internationales du Nicaragua en matière de droits de la personne.
Selon le Haut-Commissariat, le parti au pouvoir exerce un contrôle total sur le Parlement, l'ensemble des municipalités ainsi que les conseils régionaux des côtes caraïbes nord et sud.
L'espace civique est pratiquement fermé et toute expression indépendante de la pensée ou de l'opinion est systématiquement réprimée, a ajouté M. Türk.
Nous exhortons les autorités à convoquer des élections et à garantir qu'elles se tiennent comme prévu initialement et de manière transparente, inclusive et crédible, conformément aux normes internationales, avait déclaré la cheffe de la diplomatie de l'UE Kaja Kallas.
Au nom des 27 du bloc européen, elle avait condamné la répression systémique du gouvernement Ortega, exhortant au dialogue entre le régime et l'opposition.
Le couple Ortega-Murillo dirige le petit pays d'Amérique centrale d'une main de fer, en particulier depuis la répression des manifestations de 2018 qui ont causé la mort de plus de 300 personnes, selon l'ONU, et que le tandem considère comme une tentative de coup d'État coordonnée par les États-Unis.
Des dirigeants de l'opposition interrogés par l'AFP estiment que M. Ortega craint une défaite aux urnes et a décidé d'avancer vers un régime de parti unique.


3 hours ago
2

























English (US) ·
French (CA) ·
French (FR) ·