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Le New York Times poursuit le Pentagone une seconde fois concernant les restrictions

2 weeks ago 110

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Le New York Times a porté plainte contre le département de la Défense lundi, pour la deuxième fois en cinq mois, arguant que l'obligation pour les journalistes d'être escortés sur le site du Pentagone viole le premier amendement.

Cette politique d'escorte est une tentative inconstitutionnelle du Pentagone d'empêcher un journalisme indépendant sur les affaires militaires, a déclaré Charlie Stadtlander, porte-parole du Times, dans un courriel adressé à l'Associated Press.

Comme nous l'avons déjà dit : les Américains méritent de savoir comment leur gouvernement est géré et quelles sont les actions menées par l'armée en leur nom et avec l'argent de leurs impôts, a-t-il ajouté.

Sur X, Sean Parnell, porte-parole du département de la Défense, a qualifié la dernière plainte du Times de simple tentative de lever les obstacles à l'accès aux informations classifiées.

La plainte déposée par le New York Times constitue un nouvel épisode dans l'escalade des tensions entre les médias américains et la seconde administration Trump, tensions qui se sont manifestées aussi bien publiquement que, parfois, devant les tribunaux.

Le journal, qui a initialement poursuivi le Pentagone en décembre au sujet des nouvelles règles imposées par le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a indiqué avoir déposé cette nouvelle plainte afin de contester une politique provisoire mise en place à la hâte par le Pentagone après qu'un juge fédéral a statué en faveur du New York Times dans sa première action en justice.

La politique provisoire exigeait notamment que les journalistes soient accompagnés d'une escorte en permanence au Pentagone.

Le Pentagone à Arlington, près de Washington. (Photo d'archives)

Le Pentagone, à Arlington, près de Washington (Photo d'archives)

Photo : Reuters / JOSHUA ROBERTS

Cette politique a été mise en œuvre en mars à la suite d'une décision du juge Paul L. Friedman, du tribunal de district des États-Unis, qui avait invalidé les restrictions d'accès aux médias, estimant qu'elles violaient les droits du journaliste du New York Times, Julian E. Barnes, et du journal.

Le mois suivant, le juge a statué que la politique provisoire était contraire à son ordonnance de mars. Cependant, la politique d'escorte est restée en vigueur lorsqu'une cour d'appel a suspendu une partie de la décision Friedman. La procédure d'appel est en cours.

Saga judiciaire

La nouvelle action en justice, déposée par le journal et le journaliste M. Barnes devant un tribunal du District de Columbia, vise à ce que les tribunaux se prononcent directement sur la constitutionnalité de la règle d'escorte.

Dans sa requête, le journal soutient que cette règle, à l'instar d'autres restrictions imposées aux médias par le Pentagone, a un objectif clair : interdire l'accès au Pentagone à tout journaliste ou organe de presse qui refuse de ne rapporter que ce que les responsables du Département approuvent.

Ceci, affirme-t-il, est manifestement inconstitutionnel.

En décembre, le New York Times a poursuivi le Pentagone en justice, tentant d'annuler les nouvelles règles imposées par M. Hegseth qui, selon lui, violaient les dispositions de la Constitution relatives à la liberté d'expression et à la procédure régulière.

Des médias comme le New York Times ont quitté le Pentagone plutôt que d'accepter ces règles comme condition d'obtention d'une accréditation de presse. Ils continuent de couvrir l'actualité militaire américaine depuis l'extérieur du bâtiment, tandis qu'un nouveau corps de presse agréé par le département occupe actuellement les locaux du Pentagone.

Dans une déclaration publiée lundi sur X, M. Parnell a affirmé que le New York Times et ses journalistes souhaitent pouvoir circuler librement dans les couloirs du Pentagone, sans escorte – un privilège dont ils ne bénéficient dans aucun autre bâtiment fédéral.

Il a ajouté : La politique du département est parfaitement légale et vise précisément à protéger les informations relatives à la sécurité nationale contre toute divulgation illégale à des fins criminelles.

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