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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwaySi les pilotes de F1 disent que leurs nouvelles monoplaces sont merdiques, c’est probablement parce qu’elles sont encore pires que cela.
C’était le début d’une nouvelle ère de l’histoire de la F1 dimanche à Melbourne. La première épreuve de la saison, le GP d’Australie, coïncidait avec l’entrée en vigueur des plus importantes modifications techniques de l’histoire du championnat du monde.
En plus de nouveaux designs et de nouveaux châssis, les monoplaces du plateau sont désormais propulsées par des moteurs hybrides dont la puissance repose à parts égales sur l’alimentation provenant d’un moteur atmosphérique et celle provenant d’un moteur électrique.
Ces modifications font en sorte que les pilotes n’ont plus le mandat de pousser leur monture jusqu’à l’ultime limite pour remporter des courses. Désormais, ils doivent plutôt rouler le plus vite possible en gérant constamment leurs phases de dépenses et de récupération d’énergie électrique.
Bref, ce n’est plus de la F1. C’est de la gestion d’énergie.
On voit maintenant des pilotes perdre de la vitesse au bout de longues lignes droites parce qu’ils ont épuisé leurs réserves d’énergie. Il deviendra maintenant courant de voir des pilotes lever le pied ou rétrograder leur boîte de vitesses à plein régime afin de récupérer de l’énergie et de remplir à nouveau les batteries.
Plus contre nature que ça, tu meurs.
Voilà des pilotes qui ont été jugés toute leur vie sur leur capacité à rouler sur un fil de rasoir et à prendre des risques pour retrancher un dixième de seconde au tour. Et on leur demande désormais de jouer au yo-yo au gré de l’alimentation de leurs batteries.
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Le premier Grand Prix de la saison a vu les pilotes de Mercedes, George Russell et Kimi Antonelli, s’offrir un doublé devant les deux pilotes de Ferrari, Charles Leclerc et Lewis Hamilton.
Les 10 premiers tours de l’épreuve ont été excitants au possible parce que Russell et Leclerc se sont plusieurs fois échangé la première place. Après avoir rallié la ligne d’arrivée et concrétisé sa victoire, Russell a toutefois révélé le côté artificiel de cette lutte mano a mano en expliquant qu’il lui semblait impossible de maintenir son avance quand il dépassait Leclerc.
En d’autres termes, celui qui décide de vider ses batteries se fera presque inévitablement rattraper par celui qui dispose encore de réserves.
Max Verstappen, qui est probablement le plus féroce compétiteur du plateau, s’est dit incapable de ressentir quelconque émotion au volant de sa monoplace de 2026. Il a qualifié les nouvelles monoplace de formule E sur les stéroïdes et il estime que les nouvelles règles seront néfastes pour son sport. En conséquence, il invite les dirigeants de la F1 et de la FIA à les modifier.
C’est toutefois plus facile à dire qu’à faire maintenant que plusieurs années de recherche et des centaines de millions ont été consacrés à la conception de ces nouvelles voitures.
Le champion du monde en titre, Lando Norris, a pour sa part débuté le week-end en déclarant qu’entre 2025 et 2026, la F1 était passée d’une des meilleures monoplaces à la pire monoplace de l’histoire. Et quand les journalistes présents à Melbourne lui ont demandé d’identifier les aspects positifs des nouvelles monoplaces, Norris est resté silencieux pendant sept secondes avant de décréter qu’il n’y en a pas.
Esteban Ocon a pour sa part ajouté que les nouvelles monoplaces sont affligeantes à piloter.
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Historiquement, la F1 s’est toujours démarquée des autres championnats de course automobile parce qu’elle préconisait l’évolution technologique. Et ce, tant en matière de performance que de sécurité.
C’est d’ailleurs ce qui a fait en sorte que plusieurs grands manufacturiers de l’automobile y soient constamment restés impliqués, soit comme motoriste, soit comme propriétaire d’écurie.
Le retour de Honda et Ford en F1, ainsi que les arrivées d’Audi et Cadillac, ne sont d’ailleurs pas étrangères aux innovations qui viennent d'être déployées. Ces manufacturiers sont parfaitement conscients que l’utilisation de combustibles verts et la progression de la motorisation électrique seront éventuellement névralgiques pour leurs activités principales.
Par contre, la principale raison d’être de la F1 demeure la course automobile. Et il y a fort à parier que de nombreux amateurs et connaisseurs ressentent présentement la même chose que les pilotes. Ce n’est pas la gestion des batteries qui intéresse ces gens et qui a fait de la F1 un sport planétaire.
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La résistance au changement étant un phénomène connu, qui sait, les réactions extrêmement négatives du week-end et des derniers mois finiront peut-être par s’estomper.
Par contre, tous les pilotes s’entendent sur l’immense complexité des nouvelles monoplaces. Et les nouveaux risques que ces nouvelles technologies leur imposent ne doivent pas être pris à la légère.
Samedi durant les qualifications, Lando Norris a heurté un débris qui reposait au beau milieu de la piste et qu’il aurait normalement dû facilement éviter. Or, le champion du monde en titre a expliqué qu’il ne l’avait jamais vu parce qu’il avait les yeux rivés sur son volant afin de mesurer le niveau d’alimentation de ses batteries.
Si l’attention des pilotes est constamment détournée de la piste pour des considérations semblables, qu’est-ce que ce sera quand il pleuvra à boire debout et que leur visibilité sera réduite presque à néant?
Norris dit par ailleurs s’attendre à ce que de sérieux accidents surviennent à cause des ralentissements aléatoires (en raison des pertes d’énergie ou de la nécessité de refaire le plein des batteries) qui surviennent dans les lignes droites.
Si vous roulez à 290 km/h et que vous suivez de près une monoplace qui ralentit soudainement de 40 ou 50 km/h, les conséquences peuvent effectivement être extrêmement graves.
Et si vos roues arrières bloquent soudainement au gré des caprices de l’ordinateur (comme c’est arrivé à Max Verstappen en qualifications) ou que vous recevez une décharge de puissance électrique inattendue (comme celle qui a expédié Oscar Piastri dans le décor alors qu’il se dirigeait tout bonnement vers la grille de départ dimanche avant la course), vous n’êtes plus vraiment en contrôle de la situation.
Qui aurait dit que récupérer de l’électricité pouvait être plus dangereux que piloter une F1?


2 months ago
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