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Orgo-Life the new way to the future Advertising by Adpathway« Au cours des derniers mois, la situation en Cisjordanie s’est considérablement détériorée », peut-on lire dans la déclaration publiée par le bureau du premier ministre Mark Carney, vendredi.
Cette déclaration, signée conjointement avec les dirigeants de six autres pays (Allemagne, France, Italie, Royaume-Uni, Australie, Nouvelle-Zélande), durcit le ton envers Israël et son annexion graduelle de la Cisjordanie, alors que les attaques contre les civils palestiniens sont à la hausse dans cette région autonome à l’est d’Israël.
La violence exercée par les habitants des colonies atteint des niveaux sans précédent. Les politiques et les pratiques du gouvernement d’Israël, notamment le durcissement du contrôle qu’il exerce, compromettent la stabilité et les chances de parvenir à une solution à deux États.
Selon le droit international, la Cisjordanie est un territoire palestinien, séparé de la bande de Gaza depuis la création d’Israël en 1947. Mais depuis une soixantaine d'années, le gouvernement israélien occupe illégalement des parties de la Cisjordanie, qu’il considère comme son territoire ancestral.
L’occupation s’est accélérée dans les dernières décennies, avec la création de « colonies » – des quartiers fortifiés où les Israéliens sont publiquement invités à aller habiter – qui morcellent de plus en plus le territoire palestinien.
Le 20 août dernier, le gouvernement de Benyamin Nétanyahou a officiellement approuvé le projet de colonie E1, qui pourrait enterrer définitivement l’idée d’un futur État palestinien, selon le ministre israélien des Finances.
La communauté internationale a vivement réagi à ce projet depuis qu’il est dans les cartons du gouvernement israélien. Car en raison de son envergure, la colonie E1 empêcherait plusieurs Palestiniens de pouvoir passer librement d’un côté à l’autre de la Cisjordanie.

Le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, présente le projet E1 avec d'autres responsables israéliens, le 14 août 2025. Cette colonie ainsi que les routes pour la rejoindre « diviseraient la Cisjordanie en deux », selon la déclaration publiée par le Canada vendredi.
Photo : Reuters / Ronen Zvulun
Au Canada, des groupes comme Voix juives indépendantes ont interpellé le gouvernement Carney dans les derniers mois pour qu’il dénonce publiquement ce projet israélien controversé.
Ottawa a finalement opté pour un avertissement aux entreprises qui seraient tentées de soumissionner les contrats de construction de ce projet. Les entreprises ne devraient pas répondre aux appels d’offres relatifs à des projets de construction dans la zone E1 ou à d’autres initiatives connexes d’expansion, lit-on dans la déclaration de vendredi.
Ces entreprises doivent être conscientes des conséquences juridiques et des répercussions sur leur réputation qu’entraînerait leur participation à de telles activités, notamment le risque de se rendre complices de graves violations du droit international.
Ottawa demande aussi à Israël de sanctionner les violences commises par les habitants des colonies et de mener des enquêtes sur les militaires israéliens impliqués dans des allégations de violations humanitaires depuis le 7 octobre 2023.
Qui plus est, Israël impose des sanctions financières à l’Autorité palestinienne, ce que dénonce la déclaration commune, en raison de ses profonds impacts sur l’économie palestinienne. L’Autorité palestinienne, qui n’est pas liée au Hamas, a le mandat de gouverner la Cisjordanie depuis les accords d’Oslo de 1993.
Dans leur déclaration vendredi, les sept pays cosignataires ont réitéré leur souhait d’une solution à deux États, qui verrait la création d’un État palestinien disposant d'un siège à l’ONU.


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