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Le ministre de la Défense nationale, David McGuinty, ordonne l’examen et la révision des désignations de langue de travail au sein des Forces armées canadiennes (FAC).
David McGuinty a publié cette déclaration jeudi matin, évoquant les préoccupations qui ont été soulevées concernant la nouvelle approche de la langue de travail au sein des FAC et au ministère de la Défense.
Cette révision portera sur la manière dont les exigences par rapport à la langue de travail ont été appliquées et sur la capacité de l’approche actuelle à répondre aux besoins opérationnels et à respecter les droits linguistiques de l’Équipe de la Défense, incluant les FAC.
Le ministère a revu, à la fin juillet, sa manière de déterminer si la langue de travail doit être l’anglais, le français ou les deux en appliquant la Directive et ordonnance administrative de la défense (DOAD) 5039-2, Langues officielles en milieu de travail, mise à jour en janvier 2025.
Cela avait comme conséquence que plusieurs organisations devaient travailler exclusivement en anglais alors qu’elles étaient auparavant considérées comme bilingues.
Les partis d’opposition et des organismes francophones avaient dénoncé cette approche du ministère de la Défense, qui a quant à lui expliqué sa décision en disant vouloir remédier aux plaintes fondées auprès du Commissariat aux langues officielles du Canada et à la frustration liée à la langue de travail.
L’Union des employés de la Défense nationale a aussi mentionné être « préoccupée » par un potentiel recul des droits linguistiques de ses employés.
Le ministre a dit prendre ces préoccupations au sérieux.
Dans sa déclaration, il a aussi rappelé que la Directive et ordonnance administrative de la défense (DOAD) 5039-2, Langues officielles en milieu de travail ne change pas l’obligation de fournir des services dans les deux langues officielles.
Le Parti conservateur du Canada ont réagi jeudi après-midi, dans une déclaration écrite. Il demande au ministre McGuinty d'annuler la décision du ministère de la Défense de revoir la façon dont il détermine les lieux où l'environnement de travail est bilingue et de rétablir une politique qui protège véritablement le français comme langue de travail au sein des Forces armées canadiennes.
Les conservateurs estiment qu'une révision de la directive ne suffit pas. Le français ne doit pas être traité uniquement comme une langue de service. Il doit demeurer une véritable langue de travail, de commandement et de leadership au sein de notre institution militaire nationale.
La FCFA satisfaite
Quelques minutes après la déclaration de David McGuinty, la présidente de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada, Liane Roy, a émis une déclaration pour indiquer qu'elle se réjouissait de cette annonce.
Selon elle, il s'agit d'une bonne première étape et nous espérons qu’elle mènera à la remise en place du droit de travailler en français là où il existait auparavant.

La présidente de la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada, Liane Roy (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Babatundé Lawani
Dans la même déclaration, Liane Roy a mentionné avoir rencontré David McGuinty, mercredi, lui demandant notamment de revoir la décision de son ministère.
Le ministre s’est dit engagé à trouver des solutions. Nous avons noté aussi sa volonté d’assurer que les Forces armées soient un exemple en matière de bilinguisme, avait constaté Mme Roy avant même de savoir la demande de révision.


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