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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLa Commission d’accès à l’information traverse une période de turbulences.
Selon les informations obtenues par Radio-Canada, trois syndicats représentant une centaine d’employés considèrent la situation à ce point préoccupante qu’ils suggèrent la suspension temporaire, voire le remplacement de la présidente et des autres personnes concernées.
Dans une lettre envoyée à Jean-François Roberge, ministre responsable de l’Accès à l’information et de la Protection des renseignements personnels, le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) et Les avocats et notaires de l’État québécois (LANEQ) font état d’une situation extrêmement préoccupante.
En matière de climat de travail, il importe de mentionner que la CNESST [Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail] intervient à la Commission depuis novembre 2025, à la suite de multiples dénonciations faisant état de harcèlement psychologique, d’intimidation, de violence au travail et de manquements majeurs en matière de prévention et de prise en charge des risques psychosociaux, cosignent le SFPQ, le SPGQ et LANEQ.

En novembre 2025, la présidente de la Commission d'accès à l'information, Lise Girard, participait au congrès annuel de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ).
Photo : Courtoisie - Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ)
Dans leur communication au ministre Roberge, les syndicats précisent que cette situation a dégénéré au point où le taux de départs volontaires y est désormais substantiellement plus élevé qu’ailleurs dans la fonction publique, et qu’une partie importante du personnel est actuellement en invalidité.
Selon nos informations, des gestionnaires sont également concernés. Sur quatre gestionnaires, deux sont en invalidité et une personne aurait quitté la Commission. Une nouvelle personne aurait été embauchée.
Nos membres qui y travaillent nous ont contactés afin de dénoncer un ensemble de problèmes s’étant aggravés depuis l’entrée en fonction de Mme Lise Girard, présidente de la Commission, en novembre 2024, écrivent les syndicats. Nous avons été mis au courant d’enjeux en matière de contrats de travail, de nominations allant à l’encontre des règles établies, ainsi que de rupture de services à la population.
Outre la CNESST, la Commission de la fonction publique a déclenché une enquête relative à des allégations de favoritisme et d’embauches irrégulières. Le Protecteur du citoyen enquêterait également.
Afin d’assurer la protection du personnel, l’intégrité des processus d’enquête ainsi que la continuité et la crédibilité des services publics, nous jugeons nécessaire que des mesures administratives appropriées soient envisagées, incluant, le cas échéant, la suspension temporaire, voire le remplacement de la présidente et des autres personnes concernées, concluent les syndicats.
Au cabinet du ministre Jean-François Roberge, on suit le dossier de prêt.
Comme il s’agit d’une personne désignée par les deux tiers des membres de l’Assemblée nationale, nous sommes en lien avec le cabinet de la présidence [de l'Assemblée nationale]. Nous sommes à regarder nos options présentement.
À la Commission d’accès à l’information, on dit prendre la situation au sérieux en rappelant qu’une firme externe a réalisé un diagnostic organisationnel en 2025 et accompagne l’organisation.
Les objectifs poursuivis sont d’améliorer la qualité de vie dans le milieu de travail, l’expérience employée, d’améliorer notre efficience, pour accroître notre performance en optimisant et maximisant notre fonctionnement organisationnel pour répondre aux besoins des citoyens du Québec dans le cadre de notre mission.
Une porte-parole indique également que la Commission collabore aux travaux de la CNESST et aux deux enquêtes de la Commission de la fonction publique (CFP), dont l’une a été fermée récemment.
Diminuer la bureaucratie
La Commission d’accès à l’information est sous pression depuis quelques années.
Elle doit s’assurer depuis 2022 que les nouvelles dispositions de la Loi 25 sur la protection des renseignements personnels sont mises en place au sein de milliers d’entreprises et organismes au Québec.
L’ex-présidente de la Commission, Diane Poitras, avait réclamé à l’époque, en vain, les ressources humaines suffisantes pour remplir son mandat.
Plus récemment, les efforts pour réduire la taille de la fonction publique ont également eu des échos à la Commission où de nombreux postes ont été touchés. Ça fait partie de l’opération qu’on fait en ce moment pour réduire les effectifs dans la fonction publique et diminuer la bureaucratie, disait en juin le ministre Roberge.
De plus, la nouvelle présidente de la Commission travaille également à instaurer depuis l’été 2025 un processus accéléré (nouvelle fenêtre) pour traiter les demandes de révision lorsqu’une personne n’obtient pas les documents demandés auprès d’un organisme public.
Un an après l’Office des professions
Il y a un an, les trois syndicats (SFPQ, SPGQ, LANEQ) avaient procédé à une intervention similaire, en lien cette fois avec la gestion des ressources humaines à l’Office des professions du Québec (OPQ).
Représentant une cinquantaine d’employés à l’Office, ils avaient sollicité une rencontre d’urgence avec la ministre responsable de l’Administration gouvernementale, Sonia LeBel, en raison d’un environnement stressant, hostile, difficile, désagréable et toxique au sein de l’organisation.
En quelques semaines, quatre personnes s’étaient succédé à la présidence de l’Office.


2 months ago
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