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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayL'Iran a fait savoir dimanche qu'il maintenait ses conditions pour rouvrir le détroit stratégique d'Ormuz, malgré le rejet par le président américain, Donald Trump, d'un plan en ce sens.
Nos conditions sont claires, et toute progression vers la réouverture du détroit d'Ormuz dépend du respect de ces conditions. Nous ne reviendrons pas là-dessus, a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, cité dimanche par la télévision d'État.
Nous n'avons jamais fermé la porte à la diplomatie ni aux négociations, mais, en même temps, nous n'avons jamais renoncé à nos droits, a-t-il ajouté.

Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères
Photo : Getty Images / FABRICE COFFRINI
L'Iran avait annoncé vendredi avoir présenté une proposition aux États-Unis pour rouvrir le détroit d'Ormuz dans un délai de sept jours à compter de son acceptation.
Le président iranien, Massoud Pezeshkian, avait précisé que la proposition avait été élaborée en coordination avec le guide suprême, Mojtaba Khamenei, ultime arbitre des décisions de la République islamique, et qu'une équipe de six personnes ayant le pouvoir de prendre des décisions avait été formée.
Je rejette leur proposition, a répondu samedi le président américain devant la presse à sa sortie de la Maison-Blanche, affirmant que les dirigeants iraniens voulaient cet accord, car ils sont en train de perdre lamentablement.
Détroit Trump
Peu de temps avant d'annoncer son refus, il avait publié sur son réseau Truth Social une carte du détroit d'Ormuz avec la mention Détroit Trump.
L'Iran n'a toutefois pas immédiatement fermé la porte aux négociations.
Nous avons vu la première réaction du président américain, mais jusqu'à présent, rien ne nous a été transmis par le médiateur, a dit M. Araghchi, ajoutant : Nous attendons que les médiateurs nous communiquent les positions définitives, et nous prendrons une décision sur cette base.
Le détroit d'Ormuz, par où transitait avant-guerre un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est au cœur du conflit que les États-Unis et Israël ont déclenché à la fin de février par des frappes sur l'Iran. Depuis, la République islamique en revendique la mainmise, et Washington impose en retour un blocus aux ports iraniens.

Le président des États-Unis, Donald Trump
Photo : Getty Images / Anna Moneymaker
Selon le Wall Street Journal, Donald Trump envisage de recommencer à bombarder l'Iran après les élections de mi-mandat aux États-Unis, le 3 novembre.
Les États-Unis n'ont pas frappé l'Iran depuis le 1er septembre, quand une série d'attaques avaient notamment fait cinq morts et des dizaines de blessés lors d'un mariage dans le sud-est du pays, même si des navires ont été touchés depuis dans le détroit d'Ormuz.
À l'approche des élections, le président américain doit affronter l'impopularité croissante de la guerre au Moyen-Orient, qui a fait flamber le prix des carburants.
Manquements
La stabilité de cette région vitale est directement liée à la sécurité énergétique mondiale, a indiqué samedi le chef de la diplomatie saoudienne, Fayçal ben Farhane, à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU, à New York.
L'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut, a appelé à protéger la liberté de navigation et fustigé les manquements de la communauté internationale.
Avant le rejet de Donald Trump, le chef de la diplomatie iranienne avait affirmé que les mesures attendues des États-Unis en échange de la réouverture d'Ormuz n'étaient pas nouvelles, et figuraient déjà toutes dans le protocole d'accord signé en juin.
Cette entente visait à mettre durablement fin au conflit, à rouvrir le détroit d'Ormuz, puis à mener des pourparlers sur le volet sensible du programme nucléaire iranien. Mais elle a été rompue à cause des conditions de passage dans la voie maritime.
Le protocole mentionnait l'arrêt immédiat des hostilités sur tous les fronts, y compris au Liban, où l'armée israélienne combat le groupe pro-iranien Hezbollah.
Conformément aux demandes de Téhéran, il prévoyait en outre le déblocage et le versement d'avoirs iraniens gelés dans la foulée de la Révolution islamique, en 1979, ainsi que la levée des sanctions américaines qui étranglent l'économie du pays.
Dans un entretien exclusif à l'AFP mardi, le porte-parole des Gardiens de la révolution, la puissante armée idéologique de la République islamique, Hossein Mohebi, a également insisté sur la fin des combats au Yémen.
Ce pays est devenu le nouveau front régional, depuis la reprise, en juillet, après des années d'accalmie, du conflit opposant les Houthis pro-iraniens au gouvernement yéménite et à son parrain saoudien.
Le mouvement antigouvernemental a lancé en septembre une offensive meurtrière, consolidant sa mainmise sur le détroit de Bab el-Mandeb, autre passage stratégique pour les exportations pétrolières qui relie l'Europe à l'Asie par le canal de Suez.


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