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L’Iran accuse les États-Unis de saboter les négociations de paix

1 week ago 7

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L'Iran a accusé samedi les États-Unis de saboter au moyen d'« exigences excessives » les négociations pour mettre fin à la guerre, un changement de plans de Donald Trump alimentant en même temps les conjectures quant à la reprise des hostilités.

Dans une conversation avec le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, s'est plaint des positions contradictoires et demandes excessives répétées des États-Unis, ont indiqué les agences Tasnim et Fars.

Ces facteurs perturbent le processus de négociations menées sous l'égide du Pakistan, a estimé M. Araghchi.

Malgré sa profonde méfiance envers les États-Unis, la République islamique d'Iran s'est engagée dans ce processus diplomatique avec un esprit de responsabilité et le plus grand sérieux, et s'efforce de parvenir à un résultat raisonnable et équitable, a toutefois ajouté le ministre iranien.

Le chef de l'armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir, est arrivé vendredi à Téhéran dans le cadre de la médiation menée par son pays. Selon l'agence Irna, il a parlé jusque tard dans la nuit de vendredi à samedi avec M. Araghchi des derniers efforts et initiatives diplomatiques visant à empêcher une nouvelle escalade.

Syed Asim Munir et Abbas Araghchi sont assis devant des drapeaux de l'Iran et du Pakistan.

Cette photo diffusée par le ministère iranien des Affaires étrangères le 25&nbs^p;avril 2026 montre le chef de l'armée pakistanaise, le maréchal Syed Asim Munir (à droite), rencontrant le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, à son arrivée à Islamabad.

Photo : Getty Images

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, avait affirmé plus tôt que les divergences restent profondes entre Téhéran et Washington. Les questions de la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban, de la situation dans le détroit d'Ormuz et du blocus américain des ports iraniens, restent selon lui en suspens, de même que le volet nucléaire.

Le Qatar, touché de plein fouet par la guerre lancée par les États-Unis et Israël le 28 février, et d'autres pays multiplient en parallèle d'autres efforts de médiation. Téhéran a confirmé la visite d'une délégation qatarie vendredi.

Des médias américains ont indiqué de leur côté que Washington envisageait de nouvelles frappes contre Téhéran.

Selon CBS News, des militaires américains se préparent à d'éventuels bombardements au cours du week-end, qui dure jusqu'à lundi aux États-Unis. Vendredi, Donald Trump a rassemblé ses plus proches conseillers pour discuter de la guerre, a affirmé Axios.

Trump modifie ses plans

Le président américain a en outre annoncé qu'il ne pourrait pas assister au mariage de son fils aîné, Don Jr., aux Bahamas ce week-end, et qu'il devait rester à Washington plutôt que de se rendre dans un de ses golfs, pour des raisons ayant trait aux affaires de l'État.

Il a cependant déclaré vendredi lors d'un discours près de New York que les dirigeants iraniens ont désespérément envie de conclure un accord.

Depuis l'entrée en vigueur d'une fragile trêve le 8 avril après plus d'un mois de conflit, une seule séance de négociations, infructueuse, s'est tenue le 11 avril à Islamabad entre les représentants américains et iraniens.

Donald Trump a plusieurs fois menacé Téhéran de reprendre les combats, sans y donner suite.

Le président américain cherche une issue à cette guerre impopulaire dans son pays, qui a gravement perturbé l'économie mondiale en raison du blocage du détroit stratégique d'Ormuz par Téhéran, où transite en temps normal un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié consommés dans le monde.

De son côté, le pouvoir iranien a répété qu'il ne cèderait jamais à l'intimidation, et les Gardiens de la révolution, armée idéologique de la République islamique, ont menacé d'étendre la guerre bien au-delà de la région en cas de nouvelle attaque.

Des secouristes libanais fouillent les décombres au lendemain de frappes israéliennes.

Des secouristes libanais fouillent les décombres dans le village de Deir Qanun al-Nahr, dans le sud du Liban, le 20 mai 2026, au lendemain de frappes israéliennes.

Photo : Getty Images / KAWNAT HAJU

Au Liban, les frappes israéliennes se poursuivent en dépit du cessez-le-feu en vigueur entre Israël et le Hezbollah pro-iranien depuis la mi-avril.

Vendredi, 10 personnes ont été tuées dans une série de bombardements dans le sud du pays, selon le ministère libanais de la Santé. Dans la nuit de vendredi à samedi, deux nouvelles frappes ont touché des bâtiments dans la ville de Tyr, peu après un avertissement donné par l'armée israélienne.

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