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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayDans un CEPSUM aux allures de grande fête du soccer d’ici, le FC Supra du Québec a subi une défaite cruelle de 1-0 contre l’Atlético Ottawa à son tout premier match à domicile, dimanche.
Tyr Walker a semé la consternation dans le public dans les arrêts de jeu de la deuxième mi-temps en marquant le seul but de la rencontre, qui offrait à son équipe sa toute première victoire en 2026. Le Supra a cru avoir subi une faute dans la surface de réparation quelques instants plus tard, mais la révision vidéo n’a pas donné le résultat escompté.
Comme le week-end précédent, dans sa victoire de 3-2 contre le Pacific FC en Colombie-Britannique, le Supra s’est beaucoup appuyé sur le duo Loic Kwemi-Sean Rea. Cette fois, c’est une salle comble de 4965 spectateurs qui s’en est régalé – hormis une demi-section de supporteurs ottaviens qui ont donné beaucoup de voix en territoire ennemi, de quoi bien lancer une rivalité qui serait naturelle entre les deux clubs.
Ça va être une bonne rivalité, a prédit le buteur Walker en conférence de presse. Nous avons de nombreux joueurs de la province également. Les gens d’ici se connaissent bien. Ça ajoute du piquant à chaque duel.
Les deux équipes, pleines d’initiative, étaient d’ailleurs venues sur la montagne pour jouer. Le Supra a réellement pris son élan en deuxième mi-temps, quand sa structure sans ballon s’est mise à donner du fil à retordre à l’Atlético.
Le gardien Garissone Innocent n’a presque jamais cessé de jouer des ballons courts vers ses défenseurs, et les locaux ont maintes fois récupéré le cuir très haut sur le terrain.
On voulait un pressing plus entreprenant que passif comme en première mi-temps, a souligné le capitaine David Choinière. On a réussi à les mettre en difficulté. On s’est créé beaucoup d’occasions, c’étaient des vagues d’attaques dans le premier quart d’heure de la deuxième mi-temps. Dommage qu’on n’ait pas mis le but. Je pense que, si on met le but, c’est un match complètement différent.
C’est qu’Innocent s’est signalé avec de nombreux arrêts contre Rea et Kwemi, dont les exploits ont généré de grandes exclamations du public. Un lourd silence est cependant tombé sur le stade du CEPSUM après un choc tête contre tête entre Alessandro Biello, jusque-là auteur d’un grand match au milieu de terrain, et Manny Aparicio. Le jeune Biello a dû être remplacé, mais il va être correct, a assuré son entraîneur Nick Razzaghi.
De l’autre côté, Joakim Milli a été certes moins occupé, mais il a été vigilant dans les moments opportuns, comme à l’heure de jeu quand les Ottaviens s’étaient ouvert des boulevards en transition. Il a néanmoins cédé dans les derniers instants.
Malgré la défaite, on pouvait sentir le capitaine et l’entraîneur du Supra fiers d’avoir embêté l’équipe championne de la Première ligue canadienne, même si elle ne connaît pas un début de saison glorieux.
Pour tout le monde qui a grandi ici, pouvoir embarquer sur le terrain et dire qu’on représente notre province, notre ville, nos amis, nos proches, même les gens qu’on ne connaît pas et qui vivent ce qu’on vit, c’est le plus important pour nous, a soutenu Razzaghi.
On ressent tout ce qu’on fait. On vit vraiment notre histoire. C’est seulement nous qui comprenons l’histoire. Nous sommes la seule équipe dans la ligue qui peut dire qu’elle crée son histoire, parce que c’est notre province, notre ville, nos supporteurs. Tout est à nous. Nous sommes la seule équipe qui parle en français sur le terrain! C’est vraiment unique.

Des partisans du FC Supra du Québec avaient préparé des banderoles pour le premier match à domicile de l'histoire du club, dimanche, au CEPSUM de l'Université de Montréal.
Photo : Première Ligue canadienne
Dans le rayon de la fierté locale, justement, à la pause, un hommage a été rendu à des anciens de la première version du Supra : des joueurs comme Arthur Calixte, Nick De Santis et Marc Mounicot, de même que des travailleurs de l’ombre comme le gérant d’équipement Mike Moretto et le directeur général Pino Asaro.
Tout le petit milieu du soccer québécois semblait s’être donné rendez-vous pour les premiers pas de ce projet sportif bien particulier. On aura même croisé dans les gradins l’ancien gérant d’équipement de l’Impact, Aldo Ricciuti, dont le garçon Sandro occupe désormais les mêmes fonctions avec le Supra, ainsi que Yannick Saint-Germain, précurseur à sa manière comme fondateur des Québécois, cette sélection nationale fleurdelisée assemblée le temps d’un tournoi à Marseille en 2013.
Leurs successeurs seront de retour sur le terrain vendredi, encore au CEPSUM, pour la visite des Wanderers d’Halifax.


1 month ago
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