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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLe président américain, Donald Trump, a revendiqué un pouvoir personnel sur l’avenir politique de l'Iran dans des entrevues accordées jeudi à deux médias américains.
Alors que son administration assure que le changement de régime n'est pas l'objectif de la guerre lancée samedi en Iran conjointement avec Israël, Donald Trump a martelé qu'il devait être personnellement impliqué dans le choix du prochain dirigeant.
Il a rejeté un scénario où le pouvoir reviendrait à Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême de la République islamique d'Iran, Ali Khamenei, tué au premier jour de l'opération militaire, et qui est vu comme son successeur le plus probable.
Le fils de Khamenei est inacceptable pour moi. Nous voulons quelqu’un qui apportera l’harmonie et la paix en Iran, a soutenu le président Trump en entrevue au site Axios, ajoutant qu'il refuserait un nouveau dirigeant iranien qui poursuivrait les politiques du précédent. Cela obligerait les États-Unis à retourner en guerre dans cinq ans, a-t-il lancé.
Le président américain a comparé la situation avec l'implication américaine au Venezuela, où la numéro deux du régime de Nicolas Maduro, Delcy Rodriguez, a pris les rênes du pays après la capture du dirigeant par les forces américaines, en janvier dernier.
Ils perdent leur temps. Le fils de Khamenei est un poids plume. Je dois être impliqué dans la nomination, comme avec Delcy au Venezuela.
Au cours d'un entretien avec Politico mis en ligne peu après, il a répété que Washington entendait jouer un rôle clé dans la configuration du paysage politique iranien d’après-guerre.
Je vais avoir un impact majeur, sinon ils n'obtiendront aucun règlement [du conflit], parce que nous n’allons pas avoir à recommencer cela, a-t-il répondu après avoir été interrogé sur l’influence qu’il s’attend à exercer sur la future direction de l’Iran.
Les États-Unis vont travailler avec eux pour les aider à faire le bon choix afin d'éviter aux États-Unis de faire une autre guerre dans 10 ans.
Dès les premiers jours de la campagne militaire, le président Trump a appelé les Iraniens à renverser le régime en place au terme de la campagne militaire.
Défenseur de la politique de l'Amérique d'abord et s'opposant de longue date aux guerres lancées par ses prédécesseurs, il s'est par le passé particulièrement insurgé contre les guerres américaines dont l'objectif est de faire tomber les régimes en place.
Au cours d'une conférence de presse du Pentagone, lundi, le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a assuré que les États-Unis n'étaient pas en train de s'engager dans un nouveau bourbier et que l'objectif n'était pas un changement de régime.
Nos candidats sont tous morts
Dimanche, Donald Trump avait déclaré disposer de trois très bons choix pour diriger l'Iran dans une courte entrevue au New York Times.
Au cours d'un entretien ultérieur accordé à ABC News le même jour, il a cependant admis que les leaders potentiels identifiés par les États-Unis avaient été tués lors de l'attaque initiale.
L'attaque a été tellement efficace qu'elle a éliminé la plupart des candidats, a-t-il déclaré, cité par le réseau. Ce ne sera personne à qui nous pensions, car ils sont tous morts.
La plupart des gens que nous avions en tête sont morts, a-t-il répété mardi, alors qu'il répondait pour la première fois publiquement et en direct aux questions des reporters. Bientôt, nous ne connaîtrons plus personne.
Le même jour, il a exprimé sa préférence pour quelqu’un issu de l’intérieur, semblant froid à l'idée de voir Reza Pahlavi, le fils de l’ancien shah d’Iran, prendre le pouvoir.
Figure de l'opposition en exil la plus en vue, M. Pahlavi avait réclamé une intervention militaire américaine urgente en Iran et avait souvent proposé d'y assurer une transition politique.
Certaines personnes l’aiment, et on n’a pas vraiment beaucoup pensé à ça. Il me semble que quelqu’un issu de l’intérieur serait peut-être plus approprié, a soutenu Donald Trump.
J’ai déjà dit qu’il avait l’air d’une personne très gentille, mais il me semble [qu'il vaudrait mieux que le prochain dirigeant soit] quelqu’un qui est déjà sur place, qui est populaire en ce moment, si une telle personne existe.
Après l'opération militaire au Venezuela, Donald Trump avait délégitimé l’opposante Maria Corina Machado, récipiendaire du prix Nobel qu'il convoitait.
Il avait décrit Mme Machado, qui avait remporté haut la main la primaire de l'opposition vénézuélienne en vue de la présidentielle de 2024, comme une femme gentille qui n'avait cependant ni [le] soutien ni [le] respect nécessaires pour gouverner le pays.
Lors d'une visite à la Maison-Blanche, elle lui avait ensuite offert son prix Nobel.
Cuba, prochain sur la liste?

Un commerçant utilise un générateur électrique après une panne de courant à La Havane, le 5 mars 2026.
Photo : Getty Images / YAMIL LAGE
Les gens adorent ce qui se passe, a affirmé Donald Trump, cité par Politico. Évoquant un autre changement de régime, le président américain a prédit, toujours selon ce média, que le gouvernement iranien ne serait pas le dernier à céder aux pressions américaines : Cuba va tomber aussi.
Nous avons coupé tout le pétrole, tout l’argent – ou plutôt nous avons coupé tout ce qui arrivait du Venezuela, qui était leur seule source. Et ils veulent conclure un accord, a-t-il dit du régime communiste, ne semblant cependant pas, dans ce cas-ci, miser sur une intervention militaire.
Ils ont tellement envie de conclure une entente, vous n’avez pas idée, a-t-il répété au cours d'un événement avec le club de soccer Inter Miami, invité à la Maison-Blanche.
S'adressant au secrétaire d'État américain, Marco Rubio, fils d'immigrants cubains, il a indiqué que son prochain mandat après l'Iran serait Cuba, dans quelques semaines.
Il attend, mais il dit : "Finissons ça [le conflit en Iran] d’abord." Nous pourrions tous les faire en même temps, mais [...] si on regarde ce qui se passe dans les pays au fil des ans, quand on agit trop vite, il y a de mauvaises choses qui arrivent, a poursuivi Donald Trump.
Il y a quelques jours, le président américain avait évoqué une prise de contrôle amicale de Cuba.


2 months ago
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