PROTECT YOURSELF with Orgo-Life® QUANTUM TECHNOLOGY
Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayPrenez note que cet article publié en 2022 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.
Grosse-Île, située en plein milieu du fleuve Saint-Laurent, tout près de Montmagny, au Québec, est un lieu rempli d’une histoire aux accents souvent tragiques.
Un lieu d’accueil pour les immigrants
Ça devait être un moment assez fort au niveau émotionnel. Quelque chose de très stressant, je dirais.

6:06
C'est ça la vie, 30 septembre 2010
Le 30 septembre 2010, l’émission C’est ça la vie diffuse un reportage du journaliste Normand Latour qui nous propose une visite dans un lieu important dans l’histoire du Canada, mais somme toute assez peu connu : Grosse-Île.
Située à une cinquantaine de kilomètres à l’est de la ville de Québec, Grosse-Île se trouve dans l’archipel de L’Isle-aux-Grues.
Grosse-Île occupe une place primordiale dans l'imaginaire de l'immigration au Canada.
Le guide-interprète Philippe Gauthier évalue que 4 millions de personnes, venant surtout d’Europe, sont passées par Grosse-Île au cours des années et ont peuplé l'ensemble du Canada.
Mais l’île est aussi connue pour le site historique qu’elle abrite, Grosse-Île-et-le-Mémorial-des-Irlandais, administré par Parcs Canada où a eu lieu un événement tragique.
En 1832, les autorités coloniales britanniques décident d’établir sur Grosse-Île un poste de quarantaine pour les immigrants qui arrivent par le Saint-Laurent.
Une importante vague de choléra sévissait à cette époque et on voulait protéger la ville de Québec contre ce fléau.
L'histoire parfois se répète.
En 1847, des milliers d’Irlandais fuient la famine qui s’acharne sur leur île pour immigrer au Canada.
Ils doivent passer par Grosse-Île, mais une épidémie de typhus s’étend sur les bateaux.
Les autorités à Grosse-Île doivent alors désinfecter les nouveaux arrivants et mettre en quarantaine les malades dans l’attente de leur guérison.
On construit dans la partie est de l’île un secteur hospitalier où sont soignées les personnes atteintes.
Durant la seule année 1847, plus de 5000 personnes, principalement des Irlandais, sont ensevelies sur l’île.
On estime que 12 000 morts reposent dans le cimetière de Grosse-Île.
Depuis 1984, le site de Grosse-Île-et-le-Mémorial-des-Irlandais reconstitue avec autant de fidélité que possible l’atmosphère étrange et effrayante qui régnait sur l’endroit à cette époque.
Un hommage présidentiel
Pour les Irlandais des quatre coins du monde, le site de Grosse-Île est pratiquement une terre sacrée.
À l’été 1994, la présidente de la République d’Irlande, Mary Robinson, est venue à Grosse-Île rendre hommage aux Irlandais qui y ont péri.

2:23
Téléjournal, 21 août 1994
Comme le rappelle le reportage de la journaliste Monia Monger, présenté le 21 août 1994 au Téléjournal animé par Bernard Derome, la présidente Robinson assiste à une messe célébrée dans la petite église de Grosse-Île qui est pleine à craquer.
C’est que la présidente Robinson est accompagnée de près de 400 Irlandais provenant d’un peu partout et pour qui l’événement constitue pratiquement un pèlerinage.
Les Canadiens français accueillent les orphelins irlandais
Les grosses familles canadiennes – les dames – ont dit "on va les prendre!". Et les enfants ont été dispersés dans les villages et les villes des alentours.
On peut l’imaginer, bientôt on retrouve beaucoup d’enfants irlandais orphelins sur Grosse-Île.

10:01
Reflet d'un pays, 28 juillet 1980 (extrait)
Dans cet extrait d’un long reportage de l’animateur Jean-François Mercier de l’émission Reflets d’un pays du 28 juillet 1980, on explique tout d'abord les raisons de l’immigration irlandaise au Canada.
Puis, Marianna O'Gallagher, descendante d’immigrants irlandais, rappelle que plusieurs familles canadiennes-françaises ont adopté des enfants orphelins irlandais suite à l'épidémie de typhus.
En 1847, souligne-t-elle, on comptait 600 orphelins sur Grosse-Île.
La légende veut que le curé de Saint-François-de-Montmagny ait demandé de sa chaire à ses paroissiens de les ramener chez eux.
Il n’a pas eu à se répéter ; plusieurs familles, qui pourtant avaient déjà plusieurs enfants, ont répondu à l’appel.
Une fois intégrés dans les familles canadiennes-françaises, plusieurs ont pu conserver leur identité irlandaise, confirme Marianna O'Gallagher.
Une importante communauté au Québec et au Canada
Le saviez-vous?
En 1860, la population de la ville de Québec était constituée de près de 25 % de gens d’origine irlandaise.
Des communautés irlandaises se sont également implantées dans les zones rurales, où ils ont fondé des villages comme Saint-Malachie, dans le comté de Bellechasse.
Mais tant dans la ville de Québec que dans le reste de la province, ces communautés ont tendance à disparaître.

15:28
Reflet d'un pays, 28 juillet 1980 (extrait)
Les raisons du déclin de ces communautés irlandaises, notamment en zone rurale, sont expliquées dans ce deuxième extrait du reportage de Jean-François Mercier présenté à l’émission Reflets d’un pays le 28 juillet 1980
Des perspectives économiques plus attrayantes dans les villes et les mariages avec des Québécois d’expression française ont souvent contribué à une disparition des communautés irlandaises dans la Belle Province.
Néanmoins en 2016, selon des statistiques du ministère québécois de la Francisation et de l’Intégration, 446 000 personnes déclaraient une origine ethnique irlandaise au Québec.
Le français était la langue la plus utilisée par 68 % de ce groupe.
En 2021, selon des chiffres fournis par Statistique Canada, 4,8 millions de Canadiens affirmaient avoir une origine ethnique irlandaise.


2 months ago
30


























English (US) ·
French (CA) ·
French (FR) ·