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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayL'économie canadienne a renoué avec la croissance en ce début de deuxième trimestre, après avoir connu une légère contraction au cours des trois premiers mois de 2026.
Statistique Canada a indiqué mardi que le produit intérieur brut (PIB) réel avait progressé de 0,5 % en avril, soit le taux de croissance le plus élevé de l'économie depuis juillet 2025.
Ce résultat a dépassé l'estimation préliminaire de Statistique Canada, qui tablait sur une croissance de 0,4 % pour le mois.
L'extraction de pétrole et de gaz a connu une forte hausse en avril, soutenue par une augmentation de la production de pétrole brut synthétique, qui a rebondi après que des travaux de maintenance imprévus eurent freiné la croissance en début d'année, a précisé l'agence fédérale.
Mais la croissance a également été généralisée dans l’ensemble des secteurs en avril.
Les secteurs de l’industrie manufacturière, de la construction, ainsi que des transports et de l’entreposage ont tous affiché des hausses, tout comme le secteur public.

Le secteur manufacturier, la construction, le transport et l'entreposage ont tous connu une hausse de leurs activités en avril.
Photo : Radio-Canada
La hausse de 0,7 % enregistrée dans le secteur de la construction a constitué la première progression de ce secteur en cinq mois.
Statistique Canada a indiqué que les agences immobilières et les bureaux de courtiers avaient connu une activité plus soutenue en avril, marquant la première croissance de ce sous-secteur depuis août 2025, grâce à l'augmentation des ventes de logements dans la région du Grand Toronto.
Selon les premières estimations de l’agence, la croissance devrait se modérer, mais se poursuivre, avec une hausse de 0,1 % en mai grâce à la progression des secteurs de la finance, de l’assurance, de l’immobilier et de la location.
Pas de récession
Une contraction économique en mars a fait basculer le PIB réel par dépenses en territoire à peine négatif pour le premier trimestre de l’année.
Cela a suscité des rumeurs de récession après deux contractions trimestrielles consécutives, bien que la plupart des économistes aient estimé qu’il était prématuré d’utiliser ce terme.
Plusieurs économistes s’exprimant mardi matin ont mentionné que les données d’avril confirmaient que le Canada n’était pas en récession.
Doug Porter, économiste en chef de BMO, a souligné que les prédictions de récession fondées sur les deux trimestres précédents constituaient une fausse alerte.
Le caractère généralisé de la reprise est également encourageant, mais M. Porter n’a pas pour autant avancé que la reprise battait son plein.
Le rebond d’avril constitue clairement une correction après la longue accalmie hivernale et a peu de chances de perdurer, a-t-il indiqué dans une note adressée à ses clients.
Les gains plus modestes enregistrés en mai rappellent également que l’économie continue de croître en deçà de son potentiel.
Le rebond du PIB en avril montre que l’économie continue d’avancer, même si la croissance reste atone et n’est pas particulièrement forte, a expliqué Andrew DiCapua, économiste principal à la Chambre de commerce du Canada, dans un communiqué.
Les carburants fossiles
Un autre communiqué publié mardi par l'agence fédérale, détaillant les statistiques énergétiques de l’économie, a révélé que les exportations de produits pétroliers raffinés avaient bondi de 69,7 % en glissement annuel, la guerre en Iran ayant entraîné une hausse des prix à l’échelle mondiale.
La production de pétrole brut et d’équivalents a augmenté de 4,2 % en avril, ce qui, selon Statistique Canada, marque le 11e mois consécutif de hausse en glissement annuel.

Des pompes extraient le pétrole et le gaz d'une tête de puits près de Calgary, en mai 2024.
Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh
L’extraction des sables bitumineux a été le principal moteur de cette reprise d’activité en avril, même si la production extraterritoriale de Terre-Neuve-et-Labrador a également atteint son plus haut niveau depuis mars 2020.
Les exportations de pétrole brut vers les États-Unis par oléoduc ont augmenté de 8,8 % en glissement annuel en avril, tandis que les exportations vers l’Asie et l’Europe ont bondi de 46,6 %.
L’agence a souligné que la fermeture du détroit d’Ormuz et le conflit en cours au Moyen-Orient entravaient l’approvisionnement en pétrole brut en provenance de cette région.
Selon les estimations du PIB d’avril et du début mai, le deuxième trimestre de l’année devrait afficher une croissance supérieure à 2 % en rythme annualisé, a précisé M. Porter, ce qui dépasserait les prévisions de la Banque du Canada, qui tablait sur une croissance de 1,5 % pour ce trimestre.
La banque centrale doit rendre sa prochaine décision sur les taux d’intérêt le 15 juillet.
Thomas Ryan, économiste pour l’Amérique du Nord chez Capital Economics, a indiqué dans une note que le deuxième trimestre de l’année bénéficierait également d’un coup de pouce lié à l’activité générée par la Coupe du monde de la FIFA.
Malgré des signes de dynamisme au deuxième trimestre, M. Ryan a indiqué que les résultats décevants du premier trimestre signifiaient que la croissance au cours du premier semestre 2026 pourrait encore s’avérer inférieure aux prévisions de la Banque du Canada.
Même si cela devrait mettre définitivement fin à tout débat sur la question de savoir si l’économie est en récession, la croissance au cours du premier semestre devrait tout de même s’établir en moyenne bien en deçà des prévisions de la Banque du Canada, ce qui confirme notre opinion selon laquelle les hausses de taux sont encore loin d’être d’actualité, a-t-il ajouté.


3 weeks ago
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