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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLa cheffe du renseignement américain, Tulsi Gabbard, qui a montré des signes de désaccord avec le président Trump à propos de la guerre en Iran, a annoncé vendredi sa démission pour des raisons personnelles.
Malheureusement, je dois présenter ma démission qui prendra effet le 30 juin, a-t-elle écrit dans une lettre adressée au président Trump et publiée sur le réseau social X. Elle a expliqué devoir le faire en raison de l'état de santé de son mari.
Tulsi Gabbard, 45 ans, est à la tête la Direction nationale du renseignement, une entité qui supervise les 18 agences de renseignement et d'espionnage, comme la CIA et la NSA. Ce poste a été créé après les attentats du 11 septembre 2001 dans un souci de coordination.
Donald Trump a répondu à la nouvelle sur ses réseaux sociaux, affirmant que Mme Gabbard a fait un travail incroyable, elle va nous manquer. Il a aussi affirmé que ce sera Aaron Lukas, l'adjoint de Mme Gabbard, qui prendra la direction intérimaire du renseignement, le temps qu'une nouvelle personne soit nommée.
Tulsi Gabbard explique dans sa lettre que son mari a appris qu'il était atteint d'un rare cancer des os. Je ne peux pas, en toute conscience, lui demander d'affronter ce combat seul pendant que je continue d'assumer ce poste exigeant, a-t-elle déclaré pour justifier sa démission.
Or, une source proche du dossier a indiqué à l'agence Reuters que la Maison-Blanche avait forcé Mme Gabbard à démissionner.
M. Trump a laissé entendre par le passé qu'il existait des divergences entre lui et Mme Gabbard concernant l'approche à adopter envers l'Iran. Il avait déclaré en mars qu'elle était plus conciliante que lui sur la question de la limitation des ambitions nucléaires de Téhéran.
Elle avait notamment refusé, lors d'une audition au Congrès, en mars dernier, de confirmer les propos du président républicain selon lesquels l'Iran représentait une menace imminente avant les frappes américano-israéliennes qui ont déclenché la guerre au Moyen-Orient.
Tulsi Gabbard est la quatrième femme à quitter l'administration Trump – ou à en être congédiée – en seulement trois mois, après la procureure générale Pam Bondi, la secrétaire à la Sécurité intérieure Kristi Noem et la secrétaire au Travail Lori Chavez-DeRemer.
Un parcours atypique
Originaire d'Hawaï, Tulsi Gabbard s'est engagée dans l'armée américaine en 2003. Elle a notamment été affectée un an en Irak et a été promue plus tard lieutenant-colonel de réserve.
Fervente opposante à l'interventionnisme militaire tel qu'elle l'a observé en Irak, elle en a fait l'un des principaux chevaux de bataille lors de son entrée en politique avec le Parti démocrate. Elle a été élue pour la première fois à la Chambre des représentants en 2012, dans un district hawaïen. Elle est ainsi devenue la première personne originaire des Samoa américaines à être élue au Congrès.

En 2019, Tulsi Gabbard (à l'extrême gauche) a tenté de remporter l'investiture démocrate pour devenir présidente des États-Unis.
Photo : Reuters / Brendan McDermid
Elle a quitté le Parti démocrate en 2021, adoptant une approche de nombreux enjeux sociaux de plus en plus conservatrice. Elle a finalement appuyé Donald Trump aux élections de 2024, quelques mois avant d'être nommée directrice du renseignement par le nouveau président.
Durant son mandat, Mme Gabbard a notamment œuvré pour démanteler les enquêtes sur l'ingérence de la Russie dans l'élection de Donald Trump, des enquêtes qu'elle qualifiait de politisation du renseignement américain par des agents de l'intérieur.
Derrière les portes closes, elle demeure toutefois opposée à l'interventionnisme militaire à tout va.
Lorsqu'elle a été questionnée publiquement sur la guerre en Iran à partir de février dernier, elle a évité prudemment d'appuyer l'intervention américaine, sans toutefois la dénoncer. Il n’incombe pas aux services du renseignement de déterminer ce qui constitue ou non une menace imminente, s'est-elle contenté de déclarer au Congrès lors d'une audition en mars.
Avec des informations de l'Agence France-Presse, de Reuters et de l'Associated Press


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