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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLe ministre des Finances du Québec, Eric Girard, s'est rendu aux États-Unis dans les derniers jours pour présenter la situation financière de la province. Il a profité de cette tournée américaine pour rencontrer des financiers à New York, à Washington et à Boston.
Cet exercice annuel sert notamment à rassurer les marchés quant au cadre financier du Québec.
Élections provinciales, renégociation de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), possibilité d’un référendum : l’économie québécoise fait face à de nombreux facteurs d’incertitude, selon le ministre des Finances.
Bien que plusieurs sujets connexes soient abordés, principalement, on parle d’économie d’abord, a rapporté M. Girard, lors de son passage sur le plateau de l'émission Zone Économie sur ICI RDI.
Il a par ailleurs cité la guerre en Iran, qui a lourdement perturbé l'économie mondiale avec le blocage du détroit d'Ormuz. La négociation de l'ACEUM prévue d'ici les prochains mois a aussi été soulevée par le député de Groulx. Ce sont les deux risques principaux qui pèsent sur l'économie canadienne et québécoise, a-t-il indiqué.

9:05
Dans le tableau financier de la province, le taux de chômage des jeunes est un indicateur alarmant, a admis M. Girard. En avril, le manque d’emploi a encore frappé les 15 à 29 ans, avec un taux de chômage qui a atteint 9,9 %.
Pour remédier à cette situation, le gouvernement Fréchette a annoncé jeudi l’octroi de subventions salariales aux entreprises qui embauchent des jeunes.
Élections provinciales
Questionné sur la réception du cadre financier par les invités aux États-Unis, il a lancé d’emblée : Certainement que le budget [2026-2027] a été très bien reçu par les investisseurs.
Pour rappel, le budget déposé en mars dernier prévoyait un déficit de 8,6 milliards de dollars pour 2026-2027 après paiements au Fonds des générations. Le ministre caquiste envisage également un retour à l'équilibre budgétaire en 2029-2030.
Toutefois, c'est le prochain gouvernement qui va donner le plan, a souligné l'ancien ministre libéral, Martin Coiteux, qui était invité à réagir à l’entrevue accordée par M. Girard à Gérald Fillion.
Il faisait référence aux élections provinciales d’octobre prochain, qui pourraient amener un nouveau gouvernement à la tête du Québec et, par le fait même, l’élaboration d’un nouveau programme économique.

L'ancien ministre libéral de la Sécurité publique et des Affaires municipales du Québec Martin Coiteux. (Photo d'archives)
Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes
L'intention est là, le plan reste à venir. Ce n'est pas un plan facile, a expliqué M. Coiteux, qui a été président du Conseil du trésor de 2014 à 2016 sous le gouvernement de Philippe Couillard, lorsque les libéraux ont mené une politique d'austérité budgétaire stricte pour atteindre l'équilibre budgétaire. La restriction que ça implique sur les dépenses, elle va être sérieuse.
Également présente à Zone économie, Béatrice Alain, directrice générale du Chantier de l’économie sociale, a exprimé des réserves quant à la pertinence de présenter l’orientation économique actuelle du ministre des Finances à l’approche des élections.
Si on parle de déficit, ça parle oui des revenus, mais aussi des dépenses et il y a des choix de société qui vont devoir être faits. C’est intéressant à cette étape-ci qu’il soit là pour défendre un plan qui ne sera probablement pas mis en œuvre, a-t-elle mentionné. Les revenus sont peut-être relativement plus prévisibles, la question des dépenses, elle, est du ressort du prochain gouvernement dont on ne connaît pas l’identité, a ajouté Mme Alain.
Horizon de référendum?

Paul St-Pierre Plamondon promet de tenir un troisième référendum sur l'indépendance du Québec si le PQ est porté au pouvoir aux prochaines élections. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel
Eric Girard a confié avoir reçu beaucoup de questions sur le processus de révision de l'ACEUM, mais que seules quelques-unes des personnes qu'il a rencontrées s’intéressaient aux élections.
Il a informé les investisseurs que l’idée d’une séparation du Québec n'était pas une option particulièrement populaire par les temps qui courent, notamment en raison des menaces du président américain qui ont favorisé un patriotisme canadien.
Le ministre des Finances a cependant reconnu à New York qu'effectivement, le parti en tête dans les sondages a un référendum dans son programme, faisant allusion au Parti québécois (PQ).
Selon l’ancien député libéral, il n’y a actuellement aucune inquiétude chez les investisseurs étrangers concernant un éventuel référendum, mais cette attitude pourrait changer quand [la menace] sera plus concrète.


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