Language Selection

Get healthy now with MedBeds!
Click here to book your session

Protect your whole family with Orgo-Life® Quantum MedBed Energy Technology® devices.

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Élections : les Premières Nations refusent d’être les grandes oubliées de la campagne

2 weeks ago 2

PROTECT YOURSELF with Orgo-Life® QUANTUM TECHNOLOGY

Orgo-Life the new way to the future

  Advertising by Adpathway

Une coalition de chefs de Premières Nations et d’organisations s’est réunie lundi devant l’Assemblée nationale du Québec pour exhorter les cinq partis et le prochain gouvernement à accorder une plus grande place aux priorités autochtones.

La date n’est pas anodine. Le prochain gouvernement du Québec sera élu dans précisément une semaine, mais c’est surtout pour honorer la mémoire de Joyce Echaquan, décédée dans un hôpital de Joliette le 28 septembre 2020, que les chefs ont choisi cet après-midi pluvieux pour envoyer leur message aux différents chefs des partis qui aspirent au pouvoir.

Il s'agit d’un choix et non pas d’un simple oubli, lance le grand chef de la Nation Wendat, Pierre Picard, concernant la place accordée aux enjeux autochtones pendant la campagne électorale.

Depuis le début de cette campagne, les chefs parlent d'économie, d'énergie, de logement, d'itinérance, d’immigration, d’identité ou de développement, ajoute-t-il. Quand avez-vous entendu parler sérieusement et de manière soutenue des Premières Nations?

C’est le quasi-silence, dénonce-t-il, comme si nos droits pouvaient attendre après l'élection.

Principe de Joyce

Les chefs s’entendent tous sur une revendication précise auprès du prochain gouvernement : l’adoption du Principe de Joyce. Malgré les enquêtes, les rapports, les témoignages, le gouvernement du Québec refuse toujours de reconnaître l'existence du racisme systémique, dénonce le conseiller élu au Conseil des Atikamekw de Manawan, Ghilsain Quitich.

Le gouvernement doit arrêter de détourner le regard, ajoute la cheffe du Conseil de la Première Nation Abitibiwinni, Chantal Kistabish, qui demande des accès sécuritaires aux services, exempts de discrimination et culturellement adaptés.

Des femmes tiennent des chandelles.

La mère de Joyce Echaquan, Diane Dubé, participe à une veillée aux chandelles en mémoire de sa fille à Joliette, le 28 septembre 2025. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Olivier Croteau

À cet égard, la présidente de Femmes autochtones du Québec, Marjolaine Étienne, revendique l’adoption de la recommandation générale #39 du 31 octobre 2022 des Nations unies, qui vise notamment l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes autochtones.

M. Étienne soutient également que les femmes autochtones sont largement surreprésentées parmi les victimes de violence et que leur sécurité est un enjeu collectif qui interpelle tous les niveaux de gouvernance.

Qu’attendez-vous?, demande-t-elle aux différents partis en matière d’actions concrètes pour la reconnaissance du racisme et de la discrimination systémique.

La présidente de Femmes Autochtones du Québec est claire. Nous ne pourrons pas mettre fin aux violences sans nous attaquer aux causes.

Chantal Kistabish tient un discours similaire. Nos communautés sont ignorées, confrontées à une montée préoccupante de la violence et de l'insécurité , relate-t-elle, faisant référence à la violence vécue par les femmes et les enfants, mais aussi au crime organisé, à la circulation de drogues dures, ainsi qu’au manque de ressources en santé mentale et en logement sociaux.

[Les] organisations travaillent sans relâche. Nous ne pouvons agir seuls, les moyens demeurent insuffisants et les besoins continuent à croître.

7:19

Le principe de Joyce a été élaboré par la nation atikamekw quelques jours après la mort de Mme Echaquan et vise à garantir à tous les Autochtones le droit d'accès équitable, sans aucune discrimination, à tous les services sociaux et sanitaires ainsi que le droit de jouir du meilleur état possible de santé physique, mentale, émotionnelle et spirituelle.

Dans son rapport d'enquête, la coroner Géhane Kamel concluait que « le racisme a certainement joué un rôle » dans la mort de Joyce Echaquan.

Six ans après son élaboration et sa promotion par Le Bureau du Principe de Joyce, le principe n'a jamais été adopté à l'Assemblé nationale.

Au-delà du symbole, l'outil

L’endroit choisi par les chefs ne relève pas non plus du hasard.

D’abord, parce que l’Assemblée nationale constitue un territoire autochtone non cédé, rappelle le directeur général du Réseau jeunesse des Premières Nations Québec-Labrador, Jay Launière-Mathias.

Il y a toutefois une autre idée derrière le symbole.

Le Québec de demain se façonne derrière nous via des projets de loi. Chaque parti est venu s'adresser à la FQM la semaine dernière [et a fait des propositions] au niveau financier et législatif. Donc au-delà de dire "on va construire des partenariats, quels outils allez-vous prendre pour mettre ça concrètement en oeuvre?" L’un de ces outils-là est derrière nous, indique le chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL), Francis M. Francis Verreault-Paul, en faisant référence à l’Assemblée nationale.

Le chef du Conseil de la Nation Anishnabe du Lac Simon, Lucien Wabanonik, a quant à lui soulevé des questions quant à la protection du caribou. Il est protégé par une loi fédérale, mais qu'attend le Québec pour mettre en œuvre un plan d'aménagement avec nous? On a des solutions, mais on a parlé avec des gens qui font la sourde oreille, déplore-t-il.

Le profil droit d'un caribou avec un panache. Des rayons du soleil couchant donnent à sa fourrure une teinte orange.

Le gouvernement du Québec considère que le caribou est une espèce menacée depuis 2009. (Photo d'archives)

Photo : Getty Images / Brittany Crossman

Voilà des années que différentes communautés demandent une stratégie nationale pour la protection des caribous en solidarité avec nos frères et sœurs innus , soutient M. Wabanonik. Aucun engagement à la hauteur de l'urgence [...] n'a été fait pour les sauver.

La notion de territoire revient dans plusieurs préoccupations, dont la question des ressources naturelles. Le chef Pierre Picard met en lumière un paradoxe fort. « Ils sont considérés comme essentiels au projet de développement, mais nos voix, elles, ne le sont pas. »

« Les grands projets dont on nous parle depuis des semaines touchent directement le coeur de nos territoires, de nos droits et de nos nations », dit-il avant de demander clairement aux différents partis politiques de quelle façon ils comptent aspirer à diriger le Québec sans expliquer clairement quelle relation [il entend] bâtir avec le premiers peuples de ces territoires.

Même discours du côté du chef Lucien Wabanonik, qui rejette l’idée d’un accès aux ressources naturelles en territoire autochtone sans le consentement libre et éclairé de nos peuples.

Nous ne sommes pas contre le développement, seulement celui qui se fait sans nous, précise-t-il, dénonçant du même coup l’état inacceptable du régime minier actuel, qui doit être revu dans son entièreté.

 main dans la main'' et ''LP97, une loi inacceptable''.

Lucien Wabanonik, chef de Lac-Simon, tient la main d'une dame en guise de solidarité devant d'autres manifestants contre le projet de loi 97. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

La réforme du régime forestier proposée en 2025 par la Coalition Avenir Québec a également été qualifiée de droit fortement bousculé par Francis Verreault-Paul, au même titre que le projet de constitution porté par le ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette.

Le mot qui revient souvent dans la campagne, c’est ‘’changement’’, souligne M. Verrault-Paul. J’y adhère totalement, on ne veut pas le statut quo des huit dernières années.

Le chef de l'APNQL propose qu’on regarde vers l'avant, mais qu'on fasse les choses différemment.

L’avant pourrait aussi signifier un référendum sur l’indépendance du Québec. À ce sujet, le chef du Conseil de la Première Nation des Innus Essipit, Martin Dufour, a tenu à rappeler que nos peuples et nos nations sont souverains et n'ont jamais cédé leur territoire. M. Dufour soutient que les chefs ont interpellé l'ensemble des partis pour avoir des rencontres, mais personne ne nous a répondu.

On est tous d'accord sur une chose : c'est un manque de respect total des partis pendant la campagne.

Au moment d'écrire ces lignes, aucun parti n'a répondu à la demande d'entrevue de Radio-Canada. La caravane de Québec Solidaire doit se rendra à la vigile à la mémoire de Joyce Echaquan à Joliette, ce lundi.

Read Entire Article

         

        

Start the new Vibrations with a Medbed Franchise today!  

Protect your whole family with Quantum Orgo-Life® devices

  Advertising by Adpathway