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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayDes drones de la société d’État Alto survoleront des municipalités de l’est ontarien, des Laurentides et de la Montérégie afin d’y effectuer des relevés de terrains dans le cadre de la conception du futur tracé du train à grande vitesse (TGV).
La société d’État précise que ces relevés auront lieu entre le 25 mai et la fin de l’année 2026, en partenariat avec son partenaire Cadence.
Ces drones auront pour mission d’analyser des terrains situés dans neuf municipalités de l’Ontario et du Québec.
Dans l’est ontarien, l'exercice cible le Canton de Hawkesbury Est, le Canton de Glengarry-Nord, La Nation et Ottawa.
Les drones survoleront également les municipalités de Mirabel, Boisbriand et Saint-André-d’Argenteuil, dans les Laurentides, et de Pointe-Fortune et Rigaud, en Montérégie.
Les municipalités touchées par les survols de drones
| Canton de Hawkesbury-Est |
| Canton de Glengarry-Nord |
| La Nation |
| Ottawa |
| Mirabel |
| Boisbriand |
| Saint-André-d'Argenteuil |
| Pointe-Fortune |
| Rigaud |
Les municipalités avisées, assure Alto
Dans un document publié sur son site Internet en début de semaine, Alto assure avoir contacté toutes les communautés ciblées par la visite de ces drones.
Elle ne précise toutefois pas le nombre de terrains qui seront étudiés de cette manière ni si les drones survoleront des terres agricoles.
L’utilisation de drones permet de réduire le nombre de visites sur le terrain, limitant ainsi les perturbations pour les communautés, peut-on lire dans le document.
Rappelons qu’un projet pilote de drones mis en place par Alto avec l’aide de la firme spécialisée Trans-Plan Global, dans l’est d’Ottawa, a suscité de nombreux questionnements de la part de résidents du secteur au cours des dernières semaines.
Alto a d’ailleurs dû s’excuser auprès de la Ville d’Ottawa pour avoir d’abord nié l’information. La société d'État avait aussi omis d’aviser la Municipalité de son intention de mener ce projet sur son territoire.
Ces opérations sont menées par Alto et son partenaire Cadence et non par Trans-Global. Elles ne sont pas liées au projet pilote, assure la société d’État dans une déclaration écrite communiquée à Radio-Canada.
Des périodes de quelques jours
Alto précise que les drones devraient survoler les neuf municipalités pendant des périodes de quelques jours lorsque les conditions météorologiques seront favorables.
La société d’État confirme aussi que la tenue de ces activités, dans ces secteurs, ne signifie pas que le tracé du projet est déterminé. Les études de terrain sont réalisées dans le corridor à l’étude afin de mieux comprendre le territoire.
Les drones utilisés par Alto et Cadence voleront généralement à une altitude de 60 à 120 mètres, soit l’équivalent d’un bâtiment de 20 à 40 étages.
Selon les secteurs, les résidents pourraient apercevoir des drones en vol, ainsi que la présence ponctuelle d’équipes sur le terrain et de cibles de contrôle au sol.
La société d’État ajoute que ces relevés par drone permettront de documenter divers éléments sur le terrain, dont l’état des cours d’eau et des habitats des poissons et des tortues. Les informations recueillies sur le terrain doivent servir de base aux études d’impact environnemental dans le cadre du processus fédéral d’évaluation d’impact.
La société d’État précise qu’elle respectera les exigences de Transport Canada dans le respect de la vie privée, notamment en utilisant des techniques de floutage ou de pixellisation qui seront appliquées au besoin, et les données recueillies seront conservées dans un environnement sécurisé et feront l’objet de restrictions d’accès strictes.
Les élus de l’est ontarien durcissent le ton
Alors qu'Alto annonce le début de relevés par drones sur son territoire, les élus de l'est ontarien lèvent le ton. Ils refusent en bloc à Alto tout accès aux terrains appartenant aux Comtés unis de Prescott-Russell (CUPR) pour y effectuer des examens biologiques et physiques. Les élus s'opposent également à toute demande d'Alto voulant que les discussions avec les CUPR demeurent confidentielles.
Ils ont adopté une résolution en ce sens mercredi lors de leur réunion mensuelle. Le président des CUPR, Mario Zanth, déplore un manque de transparence de la part d'Alto depuis le début des consultations.
Toutes les municipalités ont posé des questions vraiment pointues à Alto. J’imagine que 98 % [d'entre elles] n’ont jamais été répondues.
Maintenant, ils veulent avoir accès [aux terrains] pour continuer leur programme sans nous donner de l’information. Je m’excuse, mais ce n’est pas comme ça qu’une démocratie fonctionne, poursuit le politicien.
M. Zanth indique avoir appris qu'il y aura des relevés par drones dans une partie de l'est ontarien il y a deux jours seulement, par courriel. Nous avons organisé des consultations publiques il n'y a pas si longtemps. Rien de tout cela n'a été soulevé, déplore-t-il.

Le président des Comtés unis de Prescott-Russell et maire de Clarence-Rockland, Mario Zanth. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Nelly Albérola
Le maire de La Nation, Francis Brière, assure ne pas avoir eu de contact direct avec Alto au sujet des relevés par drones sur le territoire de la Municipalité. Il déplore le fait que les élus apprennent les intentions d'Alto au même moment que la population.
On reçoit la même information en même temps [que la population]. C'est très difficile. On espère que l’information soit plus disponible, qu’Alto soit plus transparent en allant de l’avant, renchérit-il.

Le maire de la Nation, Francis Brière, dit avoir appris qu'Alto effectuera des relevés par drones sur le territoire de la Municipalité la semaine dernière seulement.
Photo : Radio-Canada / Nelly Albérola
Avec la collaboration de Nelly Albérola


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