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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayUne analyse de données cellulaires menée par l’Université de Toronto laisse entrevoir que les visites aux États-Unis par des Canadiens ont chuté de 42 % par rapport à l’année dernière, une diminution plus importante que ce qu'estimait jusqu’ici Statistique Canada.
Il s’agit d’une différence de 17 % par rapport aux conclusions de Statistique Canada, qui chiffrait la dégringolade des voyages au sud de la frontière à 25 %. Cette chute serait notamment liée à un dédain généralisé pour le président Donald Trump, sa guerre tarifaire et ses menaces de faire du Canada le 51e État américain.
Pour tirer ce constat, les chercheurs de l’École des villes de l’Université de Toronto ont compilé l’activité d’appareils cellulaires canadiens dans les agglomérations métropolitaines américaines entre le 1er avril 2025 et le 31 mars 2026. La date de début correspond à une augmentation du volume et de la virulence des propos de Donald Trump concernant les politiques tarifaires de son administration.
L’un des constats les plus marquants de cette étude est la chute considérable qu’ont connue des destinations touristiques autrefois prisées comme, Myrtle Beach, en Caroline du Sud, qui a vu son flux de touristes canadiens s'effondrer de 65 %.

Les Canadiens boudent des destinations autrefois très courues, comme Myrtle Beach.
Photo : (Raj Mehta/Getty Images)
Beaucoup de destinations floridiennes, comme Orlando, Miami ou Naples, ont aussi vu leur nombre de touristes canadiens baisser de plus de 50 %. Cette tendance se transpose aussi dans des régions plus proches de la frontière, comme New York, Ann Arbor et Boston.
Parmi les 267 agglomérations métropolitaines étudiées par l’équipe de chercheurs, seules 3 ont vu plus de touristes que l’année précédente : Cleveland, située sur la rive américaine du lac Érié, Portland, en Oregon, et la ville universitaire floridienne de Gainesville.
Il est aussi important de noter que les données révélées par l’étude incluent le flux des camionneurs. Ceux-ci sont habituellement exclus des données gouvernementales cherchant à établir la quantité de visites vers nos voisins du sud.
Les affaires ne roulent plus
L’étude met aussi en évidence que la chute n’affecte pas que les grandes destinations touristiques. Le boycottage est également de nature économique et s’étend aux épicentres de la Big Tech, de la finance et des industries.
La chercheuse en chef et directrice de l’École des villes, Karen Chapple, a expliqué à nos collègues de CBC que la nouvelle dynamique a surtout touché les endroits les plus affectés par les tarifs.
Elle cite en exemple Flint, au Michigan, et ses liens étroits avec le secteur automobile ontarien.

La baisse des déplacements s'est fait remarquer dans les endroits touchés par les tarifs.
Photo : getty images/istockphoto / RainerPlendl
D’autres données montrent que les voyages vers d’autres pays sont en hausse, et Mme Chapple croit que les compagnies canadiennes délaissent probablement le marché américain hostile, au profit d’autres acteurs internationaux.
Certains se disent : "Tu sais quoi? Je vais faire affaire avec les Pays-Bas ou la Chine, au lieu du Texas", a-t-elle avancé.
L’année dernière, le U.S. Travel Association a affirmé qu’une chute de 10 % du tourisme canadien coûterait à l’économie de l’Oncle Sam environ 2,1 G$ US.
En se fiant aux données de l’Université de Toronto, la chute de 42 % représente une perte d’au moins 8,8 G$ US.
Coup dur pour les boutiques hors-taxe
Cette nouvelle réalité fait aussi mal aux boutiques hors-taxe qui bordent le côté canadien de la frontière, selon Barbara Barrett, directrice générale de l’Association frontière hors-taxe, le groupe qui représente la plupart des boutiques familiales du genre.
On a quelques membres qui pensent sérieusement à mettre la clé sous la porte si les choses ne changent pas très bientôt, s’est désolée Mme Barrett en entrevue avec CBC.
La situation difficile sur le terrain la pousse à croire davantage ces données que celles de Statistique Canada.
Toujours selon Mme Barrett, certains magasins dans des lieux plus isolés ont vu leurs ventes fondre de près de 80 % depuis 2019, la dernière année où les choses ont été normales à la frontière.
Avec les informations de John Paul Tasker, de CBC


3 weeks ago
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