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Les néo-démocrates fédéraux peuvent commencer dès aujourd'hui à voter en ligne et par correspondance pour élire leur nouveau chef. Cinq candidats sont en lice pour remplacer Jagmeet Singh.
Le NPD affirme que le nombre de ses membres est passé à environ 100 000 personnes, contre 60 000 en septembre 2025, lorsque la course à la direction a commencé.
Cela me donne l'espoir que, malgré le résultat des élections, le NPD est là pour rester, a déclaré Mélanie Richer, ancienne directrice des communications du NPD. C'est l'occasion pour les membres de décider non seulement qui sera le prochain chef, mais aussi à quoi ressemblera l'avenir du parti, a-t-elle déclaré.
Dernière défaite cuisante
Le NPD cherche à se reconstruire après une défaite cuisante aux élections fédérales du printemps dernier, qui lui a fait perdre son statut de parti officiel à la Chambre des communes. Seuls sept députés ont conservé leur siège, et le chef de l'époque, Jagmeet Singh, n'a pas réussi à remporter sa propre circonscription. Il a démissionné peu après le scrutin.
Près d'un an plus tard, les néo-démocrates continuent d'obtenir entre 5 et 10 % des intentions de vote, soit un niveau similaire à celui qu'ils avaient obtenu le soir des élections, selon Éric Grenier, analyste de sondages chez TheWrit.
La reconstruction du parti sera une tâche monumentale pour le nouveau chef, car les membres ont beaucoup de chemin à parcourir pour se relever, a déclaré M. Grenier.
Le plus grand défi pour le NPD est tout simplement de redevenir pertinent pour les Canadiens.
Mélanie Richer abonde dans le même sens. Si vous n'êtes pas capable de parler aux personnes qui ne sont pas membres du parti, vous ne nous ferez pas avancer, dit-elle à propos de son parti.
Les faibles compétences en français de la majorité des candidats actuels ont également été montrées du doigt depuis le début de cette course. Seul le candidat Avi Lewis, dont la famille a grandi à Montréal, dit disposer d'une maîtrise suffisante de la langue de Molière pour se considérer bilingue.
Du côté de Mélanie Richer, bien qu'elle ait déclaré qu'elle n'avait pas encore décidé qui elle soutiendrait, elle a ajouté que l'une des favorites, Heather McPherson, avait l'avantage de pouvoir se prévaloir de son expérience en tant que seule députée en lice.
S'adressant à CBC lors d'une marche organisée dimanche à Vancouver à l'occasion de la Journée internationale des femmes, Mme McPherson a déclaré qu'elle était la seule à avoir battu les conservateurs à trois reprises.
Un siège pour le chef?
La semaine dernière, Avi Lewis, autre candidat en tête, a déclaré aux journalistes qu'il ne cherchait pas à obtenir un siège à la Chambre des communes s'il devenait chef, d'autant plus que les néo-démocrates ont actuellement très peu d'influence à Ottawa.
Le nouveau chef doit s'installer, examiner les comptes, déterminer le montant de la dette et trouver le moyen de se préparer le plus rapidement possible pour les élections, a déclaré M. Lewis. Il y a une transition qui est plus importante.
Lewis s'est présenté deux fois sans succès pour un siège au sein du NPD fédéral. Bien qu'il n'ait jamais occupé de fonction publique, son grand-père David Lewis était le chef du NPD fédéral dans les années 1970, tandis que son père Stephen Lewis dirigeait le NPD de l'Ontario.

Jagmeet Singh a été élu chef du NPD en octobre 2017, mais a été élu député parlementaire seulement un an plus tard. Il est défait dans sa circonscription en avril 2025. (Photo d'archives)
Photo : The Canadian Press / Darryl Dyck
De l'avis de Mme Richer, il y a des inconvénients à ne pas avoir de chef à la Chambre des communes, comme ce fut le cas lorsque M. Singh est devenu chef et qu'il n'a pas obtenu de siège pendant plus d'un an.
Ne pas être complètement impliqué dans les affaires courantes rend les choses très difficiles, car on met trop de temps à réagir. On n'est alors plus dans l'actualité et on n'a plus d'importance aux yeux des gens, a déclaré Mme Richer.
Parmi les autres candidats figure Rob Ashton, débardeur et dirigeant syndical. M. Ashton se présente comme la personne qui aidera le NPD à regagner les électeurs issus du monde du travail et de la classe ouvrière. Il a obtenu un nombre considérable de soutiens de la part de syndicats, notamment United Steelworkers et United Food and Commercial Workers (UFCW), ainsi que de la présidente du Congrès du travail du Canada, Bea Bruske.
Tanille Johnston, travailleuse sociale, conseillère municipale et membre de la Première Nation We Wai Kai, est la plus jeune candidate de la course. Elle se présente comme une voix nouvelle et rafraîchissante pour l'avenir du parti. Elle est la première femme autochtone à briguer la direction du Nouveau Parti démocratique fédéral.
Avec les informations de CBC News


2 months ago
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