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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLes deux soumissionnaires étrangers en lice pour obtenir le contrat de nouveaux sous-marins du Canada ont réalisé un sprint pour bonifier leur offre. Pendant deux mois, les deux entreprises ont signé une dizaine de nouvelles ententes avec des compagnies canadiennes, selon les informations recueillies par Radio-Canada.
La sud-coréenne Hanwha Ocean et la germano-norvégienne ThyssenKrupp Marine Systems (TKMS) se livrent une chaude lutte pour obtenir le contrat de nouveaux sous-marins du Canada. Mais le gouvernement fédéral semblait insatisfait des premières offres formelles déposées au début mars, puisqu'elles ne contenaient pas suffisamment de retombées économiques pour le Canada.

Le NCSM Windsor, l’un des sous-marins de patrouille à long rayon d’action de classe Victoria de la Marine royale canadienne (Photo d'archives)
Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan
Ottawa a donc prolongé la période de soumission de 8 semaines et renvoyé les deux soumissionnaires à la table à dessin, afin qu’ils bonifient leur offre.
Deux mois plus tard, le gouvernement estime que la stratégie a porté ses fruits.
Les offres finales, reçues le 29 avril, sont vraiment plus fortes sur le contenu canadien, souligne une source fédérale au fait du dossier.
Les bénéfices industriels et technologiques ont été rehaussés, ça veut dire des retombées économiques et des emplois supplémentaires pour les Canadiens, ajoute-t-elle.

Mark Carney a visité le chantier naval d’Hanwha, lors d’une visite officielle en Corée du Sud, le 30 octobre 2025.
Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld
Hanwha et TKMS se sont ainsi livrés à un sprint de deux mois pour signer des ententes avec des entreprises canadiennes dans les domaines de l’acier, de l’ingénierie, de l’armement et de l’intelligence artificielle.
Au total, TKMS a signé quatre nouvelles ententes entre le 6 mars et le 29 avril. Hanwha en a signé une dizaine au cours de la même période, selon une compilation effectuée par Radio-Canada.
Des partenariats qui seraient bénéfiques pour le Canada
Depuis un an, les deux compagnies ont signé plusieurs contrats qui seront bénéfiques pour le Canada.

Le premier ministre Carney, lors d'une visite aux installations du constructeur de sous-marins TKMS à Kiel, en Allemagne, le 26 août 2025.
Photo : La Presse canadienne / Christinne Muschi
La germano-norvégienne TKMS mise notamment sur des ententes avec Marmen (coque et structure interne), les Forges de Sorel (métallurgie, acier inoxydable) et Imagine 4D (technologie numérique).
La sud-coréenne Hanwha a signé des ententes notamment avec Techsol (systèmes électriques et automatisation), AtkinsRealis (conception et livraison d’infrastructure) et Dassault Système (conception de sous-marins, ingénierie).

Les Forges de Sorel, une usine de production québécoise intégrée à la division nord-américaine de Finkl Steel, produit de l’acier pour les secteurs de l’acier et de l’aérospatial. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Christian Patry
En Ontario, TKMS a notamment conclu des partenariats avec General Dynamic (détection) et Ellis Don (conception des infrastructures). Pour sa part, Hanwha a misé sur Algoma Steel (métallurgie) et Ontario Shipyard (maintenance et entretien).
Les deux entreprises ont aussi retenu l’entreprise Cohere de Toronto (intelligence artificielle) et CAE de Montréal (formation et simulation).
La stratégie d'investissement de Hanwha soutiendrait en moyenne environ 22 500 équivalents temps plein (ETP) par an entre 2026 et 2044, estime Keelan Green, un porte-parole d’Hanwha.

Le sous-marin U-34 est amarré dans un chantier naval du constructeur de navires de guerre TKMS à Kiel, en Allemagne.
Photo : Reuters / Fabian Bimmer
De son côté, TKMS n’a pas fourni de projection d’emploi, mais estime que ses retombées seront de longue durée.
TKMS mise sur des partenariats industriels qui entraîneront des retombées économiques et technologiques, mais aussi un partenariat stratégique durable entre le Canada et l’Allemagne, indique Nils Beyer, porte-parole de TKMS.
Le contrat canadien convoité
Pour des raisons stratégiques, les deux soumissionnaires convoitent ardemment ce contrat canadien, puisque l’obtention d’un contrat de sous-marins avec un pays du G7 serait un gage de crédibilité. Cela leur ouvrirait la voie vers de nouveaux marchés et d’autres clients internationaux.

Les entreprises TKMS et Hanwha redoublent d’efforts publicitaires, avec de nombreuses affiches aux abords de la cité parlementaire à Ottawa.
Photo : Radio-Canada / Maxim Saavedra-Ducharme
Le contrat pour 12 nouveaux sous-marins de patrouille, que le gouvernement Carney souhaite accorder au cours des prochains mois, est le plus important projet d’approvisionnement militaire canadien de l’histoire, avec une facture prévue de 90 milliards de dollars. La facture pour le contrat des avions de chasse F-35 est de 75 milliards.
Le ministre de la Défense, David McGuinty, souhaite que le secteur de la Défense se classe parmi les trois premiers secteurs industriels en matière d’emplois au Canada.
Le gouvernement fédéral a également indiqué qu’il ne comptait pas scinder le contrat entre les deux compagnies.


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