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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwaySur les 65 recommandations de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse (CSDEPJ), qui avait été présidée par Régine Laurent, 29 ont été réalisées ou largement réalisées, indique le bilan quinquennal de la mise en œuvre des recommandations, diffusé mardi.
Pour présenter cette synthèse des réalisations, le ministre responsable des Services sociaux, Lionel Carmant, et la directrice nationale de la protection de la jeunesse et sous-ministre adjointe, Lesley Hill, ont tenu une conférence de presse à Montréal.
Depuis la publication du rapport de la commission Laurent, en 2021, le gouvernement estime que 27 recommandations font l’objet d’efforts soutenus, nécessitent une consolidation ou sont partiellement réalisées. Mme Hill et son équipe à la DPJ sont chargées d'évaluer si une recommandation est réalisée ou non, ou si elle l'est partiellement.
La commission Laurent a vu le jour en 2019 à la suite du décès d'une fillette à Granby dans des circonstances tragiques. Les recommandations émises par les experts avaient pour but d'éviter qu'un tel drame se reproduise.
Le bilan que nous proposons et que nous présentons aujourd'hui montre des avancées importantes, mais un rappel aussi que le travail n'est pas complété. Transformer un système comme celui-ci, ça demande du temps, de la rigueur et de la constance, a déclaré M. Carmant.
Mme Hill a convenu qu'il y avait de l'amélioration, mais que tout n'est pas fait. C'est un défi, c'est encore un système sous pression qu'on a devant nous. On a quand même de la mobilité chez nos intervenants, a-t-elle mentionné.
Elle a dit avoir envoyé beaucoup de directives et d'orientations dans le réseau. Je sais qu'il y en a eu beaucoup. Maintenant, on est vraiment à la croisée des chemins où on doit s'assurer de mesurer l'implantation de toutes ces orientations et directives, a-t-elle déclaré.
Déploiement inégal des équipes d'intervention jeunesse
Le bilan de mardi indique que la mise en place de huit recommandations est peu avancée ou n'est pas commencée. Parmi celles-ci : consolider les équipes d’intervention jeunesse (EIJ). On précise que les EIJ ne sont pas déployées partout avec le même niveau de soutien.
La Commission souhaitait élargir le rôle des EIJ et les étendre dans toutes les régions du Québec, en désignant un intervenant pivot pour aider les parents dans les situations requérant plusieurs services.
La nouvelle stratégie pour le bien-être des enfants, intitulée « Grandir en confiance », lancée en avril dernier, prévoit un déploiement national des EIJ pour les cas complexes.
Lorsqu'on lui a demandé s'il était satisfait de l'avancement des réalisations du rapport de la commission, cinq ans plus tard, M. Carmant a répondu que ça ne va jamais assez vite pour nos enfants.
Régine Laurent avait dit à l'époque qu'il faudrait 10 ans pour mettre en application le rapport. Moi, j'espérais vraiment le faire en six ou sept ans, a admis M. Carmant. Il y a encore des choses qui restent à faire, [...] mais ce qui est le plus progressif, c'est le changement de culture. Et le gros du changement de culture qu'il faut continuer à marteler, c'est que la loi de la protection de la jeunesse est une loi d'exception. On parle de négligence, mais moi, je pourrais vous donner des centaines de signalements pour un enfant qui mange la même chose à tous les jours, un enfant TSA qui refuse de mettre des habits.
Il a souligné que son gouvernement était en train de travailler à bonifier les services en première ligne pour développer le réflexe d'y avoir recours plutôt que d'appeler la DPJ.
Parmi les réalisations, le gouvernement a rehaussé le programme de qualification des jeunes (PQJ), qui est passé de 850 à 1462 places en quelques années, et qui a accompagné 2286 jeunes en 2024-2025. Il s'agit d'une des recommandations préliminaires de 2019 de la commission Laurent.
Québec a également nommé, il y a environ un an, une première commissaire au bien-être et aux droits des enfants, Marie-Ève Brunet-Kitchen. Elle a, par ailleurs, publié son premier rapport la semaine dernière, exhortant les élus à adopter une Charte québécoise des droits des enfants, qui fait partie des recommandations de la Commission.
Dans le document de synthèse des recommandations, on explique que les principes proposés par la CSDEPJ pour la Charte sont intégrés dans le préambule de la Loi sur la protection de la jeunesse (LPJ - 2022) et dans celui de la Loi sur le commissaire au bien-être et aux droits des enfants (2024 - CBEDE).


2 weeks ago
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