L’automne, il fait encore chaud, les couleurs prennent d’assaut la nature et pour beaucoup, la saison est synonyme de bonheur. Évidemment au cinéma, elle a aussi su inspirer nombre de créateurs et de créatrices. La preuve par trois films à découvrir sur ICI Tou.tv Extra

Andrée Lachapelle et Gilbert Sicotte dans Il pleuvait des oiseauxPhoto : MK2 Mile End
Il pleuvait des oiseaux : l’amour comme une évidence
Au fin fond d’une forêt en Abitibi, trois vieux ermites vivent volontairement loin de tout, dans leurs cabanes. Mais après la mort de leur doyen, Ted, leur quotidien va changer, puisqu’arrive alors dans leur petite communauté Gertrude, une femme de 80 ans, internée depuis aussi longtemps qu’elle se souvienne.
En adaptant le roman du même nom de Jocelyne Saucier, Louise Archambault déploie une mise en scène sobre et retenue et offre aux fantastiques Rémy Girard, Gilbert Sicotte et à la regrettée Andrée Lachapelle des rôles à leur hauteur.

Magalie Lépine-Blondeau (Sophia) et Pierre-Yves Cardinal (Sylvain) dans une scène du film «Simple comme Sylvain»Photo : Facebook / Immina Films
Simple comme Sylvain : l’automne comme écrin
Sophia est professeure de philosophie à l’université du troisième âge et est en couple avec un professeur de sciences politiques. Sylvain, lui, est un entrepreneur chargé de rénover le chalet du couple. Et dès le premier regard, ce sera évident. L’amour, la passion, l’envie de tout envoyer valser, même les préjugés… nos deux tourtereaux seront pris dans le tourbillon.
Sentimental autant qu’il est charnel, Simple comme Sylvain se fond dans la grande tradition des mélos sur fond de luttes des classes (de Love Story à Tout ce que le ciel permet, de Douglas Sirk) avec une grâce et une élégance qui emportent tout sur leur passage.

Pieds nus dans l'aube, de Francis LeclercPhoto : Les films Séville
Pieds nus dans l’aube : l’enfance d’un monument du Québec
Derrière sa joliesse, il y a quelque chose d’étonnant dans Pieds nus dans l’aube, quelque chose qui semble échapper à des années de cynisme ou de grisaille, sans jamais forcer la note, quelque chose de sincère et de senti qui transcende chaque plan.
Bien sûr, on pourra mettre ceci sur le compte de la proximité totale de Francis Leclerc avec son sujet (le film est adapté du roman de son père, le grand Félix, ici joué par Justin Leyrolles-Bouchard, tandis que Roy Dupuis interprète le père de Félix, donc le grand-père de Francis). Toutefois, il y a encore autre chose : de la bienveillance, de la vraie, de la pure, qui fait du bien.


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