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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLa fréquentation scolaire des élèves du secondaire et du primaire est en chute libre en Ontario, selon les données récentes du ministère de l’Éducation.
La publication de ces données fait suite à la décision de la province d’accorder de 10 à 15 % de la note finale des élèves à leur présence et à leur participation en classe.
Les données, obtenues par CBC News auprès du ministère de l’Éducation de l’Ontario, révèlent que seuls 40 % des élèves du secondaire ont fréquenté l’école régulièrement durant l’année scolaire 2024-2025.
Il s’agit d’une baisse importante par rapport à la fréquentation prépandémie qui s’élevait à près de 60 % pour les élèves du secondaire en 2018-2019.

Le ministre de l’Éducation, Paul Calandra, soutient que sa proposition sur la présence et la participation en classe provient de ses rencontres avec des enseignants. (Photo d’archives)
Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette
Au niveau primaire, un peu plus de la moitié (55,5 %) des élèves de la 1re à la 8e année ont respecté la norme de fréquentation scolaire. Avant la COVID-19, le taux de présence était de près de 70 %.
La norme de présence régulière est fixée à 90 %. Pour respecter cette norme, les élèves doivent avoir fréquenté l’école au moins 90 % du total des jours d’école chaque année.
Les conseils scolaires définissent généralement l’absentéisme comme le fait, pour un élève, de manquer 10 % ou plus des jours d’école.
Le ministre de l’Éducation, Paul Calandra, soutient que la décision de lier la présence à la note finale du secondaire faisait suite aux demandes des enseignants, qui souhaitaient qu’il prenne des mesures face aux taux d’absentéisme record enregistrés après la pandémie de COVID-19.
Un élève devrait être à l’école. S’il peut y être, il devrait être en classe. Il devrait apprendre, il devrait participer.
Les élèves de 9e et 10e année verront désormais leur note finale liée à la présence à hauteur de 15 %, ce pourcentage étant ramené à 10 % pour les élèves de 11e et 12e année.
Ce changement fait partie d’une série de mesures d’envergure annoncées par M. Calandra lundi.
Réactions mitigées
Questionné sur la mesure, Paul Baril de Parents partenaires en éducation reconnaît avoir encore beaucoup de questions face à celle-ci.
Par exemple, si mon enfant est dans les sports […], on calcule automatiquement que cela serait des absences valables, mais on n’a pas ces détails-là, donne-t-il d’entrée de jeu en exemple. Qu’est-ce qui va faire que cela sera valable ou pas valable?
D’un autre côté, il reconnaît que, si la mesure peut aider certains cas chroniques, elle peut avoir sa place. Si mon enfant n’est pas en classe, il n’est pas en train d’apprendre, avoue-t-il.
Malgré tout, ce dernier se garde bien d’appuyer ou non la mesure pour l’instant.
Du côté des élèves, Berk Yaveuz, étudiant du secondaire au Jarvis Collegiate, croit que la nouvelle mesure provinciale l’incitera à aller en classe.
Je dois aller en classe pour avoir de bonnes notes, alors je n’ai pas le choix, reconnaît-il en ajoutant qu’il n’est pas surprenant que de nombreux élèves ne fréquentent pas l’école régulièrement, car les élèves ont juste besoin des notes.

Paul Baril de Parents partenaires en éducation se garde d’appuyer ou non la mesure pour l’instant. (Photo d’archives)
Photo : Offerte par Paul Baril.
Persia Boothe, également élève au Jarvis Collegiate, avoue que des élèves sèchent leurs cours parce que l’école est plutôt ennuyeuse… .
Contrairement à son collègue, elle ne pense pas que lier l’assiduité aux notes scolaires motivera les élèves à se présenter en classe, et que cela ne la motivera pas personnellement.
Je sais que, pour beaucoup de gens, s’ils se fichent déjà de leurs notes, de leurs devoirs, de l’école ou des cours, et ils se fichent aussi de leur assiduité, conclut-elle.
L’absentéisme : un problème très grave
L’absentéisme scolaire est un problème très grave , affirme Kelly Gallagher-Mackay, professeure agrégée à l’Université Wilfrid-Laurier, spécialiste des politiques éducatives.
Selon Mme Gallagher-Mackay, l’absentéisme est fortement associé à des problèmes de santé et a de graves conséquences à long terme pour les élèves.
Je pense que nous avons constaté un changement important dans la perception de l’absentéisme pendant la pandémie de COVID, et je ne suis pas certaine que ce changement culturel soit complètement revenu à la normale.
Nous devrions nous pencher sur la question de la promotion de la fréquentation scolaire, soutient-il. La question est de savoir si c’est une bonne façon de procéder.
Avec les informations d’Alina Snisarenko, CBC News


1 month ago
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