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Le premier ministre Mark Carney a levé le voile mercredi soir en Australie sur sa relation avec le président américain, déclarant qu'il n'était pas facile de traiter avec Donald Trump et qu'il devait choisir ses mots avec soin pour éviter tout retour de bâton.
Interrogé sur la manière dont il avait géré jusqu'à présent ses relations avec M. Trump, parfois imprévisible, M. Carney a répondu : Avec respect, mais sans servilité.
S’exprimant lors d’une séance de questions-réponses organisée par un groupe de réflexion lors de sa tournée dans la région indo-pacifique, M. Carney a par ailleurs reconnu que M. Trump avait été élu président des États-Unis en bonne et due forme et qu’il avait du succès comme homme politique.
Il a été élu à deux reprises. Il dirait "élu à trois reprises". C’est vraiment ce qu’il dit, a insisté Mark Carney, en référence à l'élection que Trump considère avoir remportée en 2020, mais qu'il a perdue contre Biden.
Le premier ministre a ajouté qu'il était impossible de parler de Donald Trump sans y réfléchir à deux fois.
Vous devez choisir vos mots avec soin et adapter votre langage à votre interlocuteur [...] et il faut donc faire très attention au langage que vous utilisez avec lui.
Différent en privé
Toutefois, il a déclaré que M. Trump était également un peu différent en privé de ce qu'il était en public et qu'il était possible de débattre librement d’idées lorsqu'on était seul face à lui.
M. Trump est ouvert aux idées et sollicite l'avis de ses interlocuteurs, selon le premier ministre.
Cela permet de faire avancer des dossiers, mais ce n'est pas facile, entendons-nous bien.
Lorsque le modérateur de cette rencontre a évoqué l’ovation reçue par le premier ministre lors du sommet de Davos en janvier dernier, M. Carney a répondu avec humour que celle de Trump était plus grande, faisant ainsi allusion à l'obsession du président pour la taille et la réaction des foules.
Ces commentaires surviennent tandis que le premier ministre du Canada s'est démarqué de la plupart des alliés européens en approuvant sans équivoque les frappes américaines contre l'Iran de cette fin de semaine. Une position qu’il a nuancée depuis, assurant qu’il souhaitait une désescalade rapide des hostilités et qu’il jugeait les frappes sur l’Iran contraires au droit international.
Il avait démenti devant les journalistes que le soutien du Canada pour les frappes américaines soit une manière de s'attirer les faveurs de M. Trump ou d'obtenir quoi que ce soit des Américains.
Avant l'Australie, M. Carney s'est rendu en Inde. Il se rendra ensuite au Japon pour la troisième et dernière étape de son voyage de 10 jours.
Avec les informations de John Paul Tasker de CBC et de La Presse canadienne


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