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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayUne nouvelle politique américaine risque d’entraîner de longs délais d'attente et des complications pour les Canadiens qui vivent déjà aux États-Unis et qui souhaitent obtenir la résidence permanente, selon des avocats canadiens en immigration.
J’ai déjà beaucoup de clients qui m’ont envoyé des emails pour voir comment ça va affecter leur dossier, raconte Me Carl Alphonse. Beaucoup de personnes sont en état de panique.
Rentrer dans son pays pour faire la demande
Les Services de citoyenneté et d’immigration des États-Unis (USCIS) ont annoncé vendredi que les étrangers résidant aux États-Unis qui ont un visa temporaire, comme les étudiants, les travailleurs ou les visiteurs, doivent désormais passer par les services consulaires dans leur pays d’origine pour faire leur demande de « carte verte », à quelques exceptions près.
Leur porte-parole, Zach Kahler, a déclaré que cette politique vise à ce que le système d’immigration fonctionne comme le prévoit la loi, plutôt que d’encourager les failles .
Nous revenons à l’intention initiale de la loi afin de garantir que les étrangers utilisent correctement le système d’immigration de notre pays, a-t-il déclaré dans un communiqué de presse.
Notre système est conçu pour qu’ils repartent une fois leur séjour terminé. Leur séjour ne doit pas servir de première étape dans le processus d’obtention de la carte verte.
Rejeter l’immigration en bloc?
Ces justifications officielles ne convainquent pas l'avocat torontois Joël Étienne. Je crois que c'est une façon indirecte de fermer la porte.
Vous avez une administration qui, politiquement, a été élue pour résoudre le problème d'une immigration illégale, c'est-à-dire une immigration non éduquée, des gens qui venaient comme travailleurs dans les champs, comme travailleurs ouvriers, etc., explique-t-il.
Mais pas l'immigration que les Américains veulent, c'est-à-dire la même migration que nous avons ici au Canada, une immigration professionnelle de gens éduqués, de gens nantis, de gens avec des moyens qui peuvent facilement s'inviter dans la classe moyenne nord-américaine.
Leurs vrais objectifs, c'est ça, c'est de s'en prendre à toute l'immigration, boule! Que ce soit une immigration illégale de réfugiés à la frontière ou que ce soit une immigration professionnelle éduquée.
Les Canadiens devront passer par Montréal
Selon le Migration Policy Institute, près de 12 000 Canadiens ont obtenu la résidence permanente aux États-Unis en 2023. Environ la moitié ont été parrainés par un membre de leur famille.
Les demandes des Canadiens étaient beaucoup plus susceptibles d'être liées à l'emploi, que celles de demandeurs d’ailleurs.
Le seul consulat américain au Canada qui traite les demandes de résidence permanente se trouve à Montréal.
Il y a déjà de hauts délais de traitement, constate Me Alfonse. Donc, obliger tous les Canadiens à faire une demande au consulat, ça va augmenter les délais d’attente. Il y a beaucoup de personnes qui vont être affectées : des familles, des employeurs et autres.
Plus difficile encore, pour des citoyens d'autres pays
Joel Guberman, avocat au cabinet Guberman Appleby de Toronto, pense que cette politique pourrait séparer indéfiniment les Canadiens mariés à des Américains et qui souhaitent obtenir la résidence permanente aux États-Unis, ou ceux qui dirigent des entreprises aux États-Unis et qui doivent les quitter pour demander une carte verte.
Il ajoute toutefois que, dans une certaine mesure, les Canadiens sont les moins touchés par cette mesure, car ils peuvent se rendre aux États-Unis sans visa et que la distance n’est pas aussi grande que pour les citoyens d’autres pays. Il y a beaucoup de choses que nous pouvons faire pour entrer légalement aux États-Unis, a-t-il déclaré.
Mais si vous devez retourner à Islamabad, ou si vous devez vous rendre à Shanghai, le délai de traitement, même lorsque vous avez une entrevue, peut s'étendre sur des semaines ou des mois et vous vous retrouvez bloqué à l'étranger.
Carl Alphonse estime que les changements annoncés sont en contradiction avec la jurisprudence. Il rappelle que des questions demeurent. Dans le mémo, ils prévoient des exceptions. On a hâte d’entendre c’est quoi les exceptions qui s’appliquent.
Avec les informations de Bienvenu Senga et de La Presse canadienne


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