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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayAprès le succès des Raptors, le basketball professionnel féminin s'ancre au pays avec le premier match du Tempo de Toronto, seule franchise canadienne de la WNBA.
Le Tempo fera ses premiers pas en WNBA ce soir à 19 h 30. Pour l’occasion, les Torontoises affrontent les Mystics de Washington au Coca-Cola Coliseum.
Dans l’équipe, on ressent déjà un certain engouement. Il y a de l’excitation dans la ville, les partisans sont passionnés. On va utiliser cette énergie pour jouer au meilleur niveau, témoigne l’entraîneuse Sandy Brondello.

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Sabina Vallée a pu poser des questions à l'entraîneuse du Tempo de Toronto.
Photo : Fournie par Sabina Vallée
Cette énergie, les joueuses, comme Julie Allemand, ont pu la ressentir lors du match de présaison face au Sun du Connecticut. Tout le monde dans la salle était content. On a perdu le match, mais pourtant, tout le monde nous a applaudis à la fin, raconte-t-elle.

La meneuse de jeu belge Julie Allemand croit que le marché de Toronto est différent des autres villes de la WNBA. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada
Julie Allemand, originaire de Belgique, voit dans cette équipe du Tempo une belle occasion pour le sport féminin canadien.
Ici, c’est différent, les médias, on veut vraiment parler, faire connaître l’équipe. Et ici c’est super important, personne ne nous connaît, reconnaît-elle. Le Tempo, c’est vraiment nouveau. Je trouve qu’il y a justement beaucoup de choses qui sont mises en place pour essayer de nous connaître.
Une équipe de sport féminine en plus à Toronto
Le Tempo de Toronto s’ajoute donc à la liste des équipes de sport féminin de Toronto. Une liste dans laquelle se trouvaient déjà les Sceptres, en hockey, qui jouent dans la LPHF, et l’AFC, en soccer, qui joue dans la NSL. Ces équipes ont chacune moins de trois ans.

Les Sceptres de Toronto jouent en LPHF. (Photo d’archives)
Photo : Getty Images / Michael Chisholm
Le sport féminin est en train d’augmenter en popularité de façon fulgurante, estime Chantal Vallée, entraîneuse de l’équipe de basketball de l’Université de Windsor, les Lancers. Cette popularité croissante s’explique, selon elle, en partie par les réseaux sociaux.
Quand le sport n’est pas à la télévision, personne ne le voit, on ne sait pas, on ne suit pas, explique-t-elle. Mais avec l'Internet, les choses ont changé, notamment grâce à la diffusion en continu.
Quand on jouait des tournois, on n’était pas toujours à la télévision. Mais quand on y était, c’était figurant. Mais le fait qu’il y ait de la diffusion en continu et que des gens paient pour regarder ça, les compagnies se sont dit, là, il y a un intérêt, reconnaît-elle.

Les joueuses de l’AFC de Toronto jouent dans la NSL. (Photo d’archives)
Barbara Ravel, spécialiste de la psychologie et de la sociologie du sport à l’Université laurentienne, voit aussi une remise en question des médias concernant leur couverture depuis quelques années. Les médias se sont dit aussi, peut être que, pendant très longtemps, ils avaient couvert de façon énorme et extensive tous les sports professionnels masculins et peut être avaient délaissé les sports d’équipe féminine, explique-t-elle.
L'équipe de Toronto, l'équipe du Canada
Avec l’installation du Tempo dans la métropole, Mme Ravel voit une confirmation que Toronto est une ville de basket et, comme avec les Raptors, le Tempo est la seule équipe en dehors des États-Unis. Ce qui signifie également que c’est la seule équipe canadienne dans cette ligue.
C’est pourquoi Mme Vallée pense que le Tempo n’est pas une équipe qui appartient à une ville, mais une équipe qui appartient à un pays. Comme les Raptors au niveau masculin sont devenus l’équipe du Canada, le Tempo aussi deviendra cette équipe, croit-elle.
La preuve en est, le Tempo disputera aussi des matchs à Montréal, les 10 et 12 juillet, ainsi qu’à Vancouver le 21 et 23 août.


3 weeks ago
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