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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayAu lendemain d'élections de mi-mandat lourdes de conséquences, le président Donald Trump a largement fait abstraction de la défaite cinglante de son parti jusque dans certains de ses bastions, alors que le numéro deux de son administration a ouvertement blâmé la guerre en Iran.
Quelques heures après la victoire éclatante des démocrates tant à la Chambre des représentants qu'au Sénat, Donald Trump a convoqué les journalistes sur le terrain de la Maison-Blanche, mercredi, éludant le message brutal des Américains.
La raison de cette convocation impromptue : l'installation de la dernière poutre d'acier de la salle de bal de la Maison-Blanche.
Prenant la parole devant des ouvriers depuis ce chantier, Donald Trump a vanté ses projets de rénovation pour rendre Washington plus belle pendant une vingtaine de minutes. S'attardant sur la salle de bal, il s'est étendu sur la qualité du marbre, les colonnes de style corinthien et les installations de pointe de la cuisine.
Il a fallu attendre les questions des journalistes pour qu'il commente les élections de la veille.
Il y avait tellement d'amour à ces rassemblements. C'était incroyable, a-t-il dit du blitz électoral qu'il a mené dans une trentaines de villes, largement situées dans des États favorables à son parti. On n'a pas été capable de transférer cet amour aux candidats.
Interrogé sur le constat dressé sur les réseaux sociaux par le vice-président J.D. Vance, qui a cité la guerre en Iran comme cause de la défaite républicaine, il a parlé d'une bonne publication. Je sais ce qu’il en pense et, à mon avis, c’était correct, a-t-il répondu, partageant en partie son évaluation, mais a continué à la défendre.
Je pense que c’est en grande partie vrai, parce [la guerre en Iran] a légèrement fait augmenter le prix de l’essence à court terme. Mais en même temps […] je referais la même chose, parce qu’à long terme, c’est la seule solution.
Pendant la campagne électorale, il a minimisé l'importance de l'inflation, au centre des préoccupations des électeurs, disant y voir un canular démocrate.
Vance prend ses distances
Si Donald Trump et J.D. Vance reconnaissent que cette guerre impopulaire a pesé dans la défaite républicaine, le vice-président presse toutefois son camp d'en tirer des leçons – prenant soin de ne pas critiquer directement son patron, qui persiste et signe.
Dans un long message publié en matinée sur les réseaux sociaux, M. Vance a rendu un verdict implacable sur une intervention militaire qu'il a abondamment défendue sur la place publique, malgré, selon plusieurs médias, son opposition en coulisses.
La raison de notre défaite, c’est la guerre. Le président lui-même l’a dit hier soir. Si vous voulez soutenir que cette guerre en valait la peine, que perdre le Sénat pour les six prochaines années en valait le prix, libre à vous. Défendez l’idée qu’il s’agissait d’un coût acceptable à payer. Que vous soyez d’accord ou non, au moins, c’est une position honnête.
Mais tout le monde sait pourquoi nous avons perdu. Et toute conversation honnête sur la suite des choses doit commencer par là, a-t-il jugé, se démarquant notamment de Trump en matière de politique étrangère.
Citant un sondeur républicain, il a affirmé que les électeurs républicains avaient indiqué avant le scrutin qu'ils reviendraient au bercail si le Grand Old Party mettait fin à la guerre, se concentrait sur le coût de la vie et l’inflation, faisait passer l’Amérique d’abord et revoyait sa relation avec Israël.
Des commentateurs ont vu dans sa sortie un signe de positionnement pour l'investiture républicaine en vue de la présidentielle de 2028.
Selon Fox News, J.D. Vance a publié son message au terme d'une réunion à la Maison-Blanche qui avait pourtant pour but d'harmoniser le discours de l’administration sur le verdict des urnes.
D'après le réseau, il cherche à nouer une nouvelle alliance avec les électeurs déçus de Donald Trump
Le gouverneur sortant de la Floride, Ron De Santis, lui aussi vu comme un candidat potentiel, a également commenté le revers de son parti. Ça s'approche d'un événement de nature à entraîner l'extinction du Parti républicain, a-t-il déclaré.
La veille, avant la soirée électorale, il ne s'était pas gêné pour expliquer la déroute à venir par les prix à la pompe. Et ils sont plus élevés à cause du conflit en Iran, avait-il assené, avançant une explication que plusieurs républicains, unis derrière Donald Trump, se sont gardés de donner.


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