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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwaySix mois après le début de la guerre au Moyen-Orient, l'Iran s'est dit vendredi toujours ouvert aux négociations avec les États-Unis, répétant que la campagne américaine de pressions économiques ne ferait pas plier la République islamique.
La guerre a été déclenchée le 28 février par des frappes conjointes des États-Unis et d'Israël contre l'Iran, qui a riposté en visant notamment les pays du Golfe alliés de Washington.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, répète que la campagne de pressions économiques menée par les États-Unis ne fera pas plier l'Iran. (Photo d'archives)
Photo : Getty Images / FABRICE COFFRINI
Un cessez-le-feu en avril a mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses, et un protocole d'accord visant à mettre définitivement fin au conflit a été conclu en juin.
Mais celui-ci a volé en éclats en juillet après une reprise des hostilités, et les négociations sont depuis dans l'impasse.
Remettre la diplomatie sur les rails n'est pas impossible. Cela dépend de la compréhension, par les États-Unis, d'un fait simple : la pression ne fonctionne pas.
Délaissant le volet militaire, les États-Unis disent vouloir accentuer la pression économique sur l'Iran, déjà sous le coup de sanctions internationales depuis des décennies.

Scott Bessent, secrétaire américain au Trésor
Photo : Getty Images / Finn Gomez
Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a présenté lundi un nouveau train de sanctions dites secondaires, touchant non pas l'Iran directement, mais ses partenaires commerciaux, sur l'or, la technologie, les actifs numériques, l'aviation et le transport maritime.
Washington a également imposé de nouvelles sanctions contre 60 individus, sociétés et navires accusés d'aider l'Iran à générer des revenus pétroliers, à se procurer des armes et à mener des actions de guerre numérique.
L'un des pays visés par Washington, la Chine, partenaire économique majeur de Téhéran, a cependant assuré qu'elle défendrait fermement ses intérêts et sa coopération avec l'Iran.
Même si le président iranien Massoud Pezeshkian a reconnu que son pays faisait face à de nombreuses difficultés économiques, Téhéran assure que les États-Unis n'obtiendront rien avec les pressions économiques.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a, lui, appelé vendredi tous les pays à s'abstenir d'appliquer les sanctions américaines, présentées comme des mesures totalement illégales et injustifiées.
Discussions constructives
M. Araghchi a par ailleurs salué vendredi des discussions constructives, la veille à Téhéran, avec son homologue qatari, dont le pays cherche, avec d'autres médiateurs, à relancer les négociations.
Alors que les frappes ont quasiment cessé ces dernières semaines, le conflit se cristallise autour du stratégique détroit d'Ormuz, verrouillé par l'Iran qui cible sporadiquement des navires qui tentent de le franchir.

L'Iran bloque le détroit d'Ormuz depuis le déclenchement de la guerre par les États-Unis et Israël.
Photo : Getty Images
Selon le ministère qatari des Affaires étrangères, cheikh Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani a souligné à cette occasion la nécessité de respecter [...] la liberté de navigation dans le détroit.
L'Iran exclut tout retour à la situation d'avant-guerre dans ce passage par lequel transitait avant fin février un cinquième des hydrocarbures mondiaux.
Une situation inacceptable pour Washington et plusieurs autres pays de la région, qui réclament la réouverture du passage.
L'Iran affirme qu'il restera verrouillé tant que Washington n'aura pas rempli ses engagements prévus par le protocole d'accord, prévoyant notamment la levée du blocus américain des ports iraniens et des sanctions économiques.
Les prix du pétrole se sont envolés avec le conflit : le baril de Brent, proche des 70 $ US avant la guerre, atteignait 89,66 $ US vendredi.
Téhéran est par ailleurs en discussions depuis des semaines avec Oman, autre pays riverain du détroit, afin de définir les modalités d'une reprise du trafic maritime.
Le député iranien Esmail Kowsari a affirmé vendredi à la télévision d'État que si Washington ne respectait pas le protocole d'accord, non seulement le détroit d'Ormuz resterait fermé, mais les États-Unis devraient se préparer à des actions offensives que l'Iran mènerait jusque dans les endroits les plus éloignés.
La guerre au Moyen-Orient a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, où le mouvement Hezbollah a ouvert un front contre Israël, en soutien à Téhéran.
Un cessez-le-feu très précaire est en vigueur dans ce pays depuis juin.


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