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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLe tueur et violeur en série Allan Legere, qui a terrorisé le Nouveau-Brunswick à la fin des années 1980, est décédé. Il avait 78 ans.
Le Service correctionnel du Canada (SCC) a confirmé la nouvelle dans un communiqué. Allan Legere était incarcéré à l'Établissement d'Edmonton en Alberta, où il purgeait une peine à perpétuité.
Les circonstances de son décès n'ont pas été dévoilées, mais le SCC confirme qu'un examen sera effectué et que la police et le coroner seront avisés, comme c'est le cas pour le décès de tout détenu.
La terreur à Miramichi
Ce criminel notoire commet son premier meurtre dans la région de Miramichi, en 1986, lorsqu’il bat à mort le propriétaire de dépanneur John Glendenning. Il tabasse et viole l’épouse de la victime, Mary Glendenning.
Allan Legere est condamné à la prison à vie, tout comme ses deux complices, mais ne reste pas derrière les barreaux bien longtemps.
Le 3 mai 1989, il quitte le pénitencier à sécurité maximale de Renous pour recevoir des traitements médicaux à Moncton. Lorsqu’il arrive à l’hôpital Dr-Georges-L.-Dumont, il se rend aux toilettes.

Allan Legere lors d'une première condamnation en 1987 pour avoir participé au meurtre de John Glendenning.
Photo : Radio-Canada
Il se sert d’une antenne de téléviseur qu’il cachait dans son rectum pour enlever ses menottes et les chaînes qu’il a aux pieds. Il vole une voiture et prend la fuite.
Lors de sa longue cavale, il tue quatre autres personnes. Ses crimes sont d’une violence extrême et marquent profondément la communauté.
Le 28 mai 1989 à Chatham, Allan Legere viole et bat à mort la propriétaire de dépanneur Annie Flam avant d'incendier sa maison. La belle-sœur de la victime est elle aussi agressée sexuellement et tabassée, mais survit à ses blessures.
La tension monte d'un cran dans la région. Les gens achètent des armes à feu et font installer des lumières.

Linda Daughney et sa sœur Donna ont été tuées sauvagement par Allan Legere.
Photo : archives
Les policiers ne réussissent pas à mettre la main au collet du tueur, qui fait une nouvelle victime le 13 octobre 1989. Il viole et tue les sœurs Linda et Donna Daughney avant d'incendier leur maison.
Le 16 novembre 1989, le corps du père James Smith est retrouvé au presbytère de Chatham Head. Le prêtre a été sauvagement battu et sa voiture a disparu. La police détermine rapidement qu'il a été tué par l'homme qui terrorise la région depuis des mois.
Allan Legere est enfin arrêté le 24 novembre 1989, après une cavale de 201 jours qui lui a valu le surnom le monstre de la Miramichi.

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Revoyez le reportage de Janique LeBlanc du 23 novembre 2019, réalisé 30 ans après les drames.
L'une des premières utilisations de l'ADN en cour
Lors de son procès, la Couronne se sert de traces d’ADN – pour l'une des premières fois au Canada – pour démontrer sa culpabilité. Il est condamné à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans.
En 2020, il dépose une première demande de libération. Il affirme qu’il n’était pas une bonne personne dans les années 1980, qu'il s'excuse et qu'il mérite une semi-liberté. Il propose de revenir au Nouveau-Brunswick pour continuer de purger sa peine dans une maison de transition de Fredericton.

Allan Legere a terrorisé le Nouveau-Brunswick durant une bonne partie de l'année 1989.
Photo : Radio-Canada
Les commissaires qui entendent sa demande déterminent qu’il exprime peu de remords et qu’il a toujours des problèmes très graves. Ils rejettent sa demande après avoir délibéré pendant 20 minutes, au grand soulagement de nombreuses personnes de la région de Miramichi.
Allan Legere revient à la charge en 2025 et demande la libération conditionnelle totale, sans succès. La Commission des libérations conditionnelles du Canada tranche qu’il représente toujours un risque élevé de commettre des infractions violentes et un risque modéré de commettre des crimes sexuels.
Un souvenir douloureux
Tout le Nouveau-Brunswick a été traumatisé par la cavale et les meurtres d’Allan Legere, souligne le journaliste à la retraite et co-auteur du livre Terror’s End : Allan Legere on Trial, Andre Veniot.
À l’époque, c’était la plus grande chasse à l’homme du Nouveau-Brunswick, peut-être même du pays, raconte-t-il lors d'une entrevue mardi à l’émission Information Morning de CBC.
En 1989, Pierrette Robichaud était une jeune employée municipale à Rogersville, village voisin de Miramichi. Elle se souvient de la terreur qui régnait dans la région après l’évasion d’Allan Legere.
Le monde était assez épeuré. C’est un village où tout le monde se connaissait, où on ne barrait pas les portes. Mais là, on barrait les portes. Les gens étaient énervés de la situation, décrit-elle en entrevue à l’émission La matinale d’ICI Acadie.

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L'ancien sous-commissaire de la GRC, Pierre-Yves Borduas, était membre du groupe tactique d'intervention à l'époque. Il a participé à la traque et à l'arrestation du criminel. Pas question pour les policiers de le laisser s'échapper à nouveau.
On était armés, on était sur lui continuellement, on avait deux gardes 24/7 sur lui. Il n'était absolument pas question que cet individu-là s'évade , explique-t-il en entrevue à La matinale.
L’arrestation d’Allan Legere a été un soulagement, mais le procès qui va révéler la violence extrême des meurtres a été particulièrement difficile pour la communauté.
C’étaient des morts violentes, c’était un cauchemar, se remémore Pierrette Robichaud, qui a également été mairesse de Rogersville entre 2011 et 2022.
André Veniot a aussi vécu péniblement cette période.
Il a torturé des gens, on a vu les photos d’autopsie, se remémore-t-il. C’était difficile comme journaliste, parce qu’il avait fait ça à des personnes vulnérables.
L’ancien journaliste s’était promis de ne plus reparler d’Allan Legere à moins qu’il ne meure. Aujourd’hui, il se dit soulagé de pouvoir conclure ce chapitre.
Avec des informations des émissions Information Morning Fredericton et La matinale d'ICI Acadie


2 months ago
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