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10 signaux positifs pour le Canadien face aux Maple Leafs

2 months ago 14

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Le Canadien sait qu’il est capable de générer beaucoup d’offensive. Il a les atouts pour le faire soir après soir. Même dans sa victoire de 3-1 contre les Maple Leafs de Toronto, mardi soir, il aurait pu en marquer davantage.

Sauf qu’il y a le succès momentané et il y a le succès durable. Si le Canadien espère faire un bout de chemin en séries éliminatoires, il lui faudra faire plus que de remporter des festivals offensifs. Il lui faut des éléments durables qui ne reposent pas sur son talent. En ce sens, c’était encourageant de voir son jeu d’ensemble retrouver son aplomb face aux Leafs.

On vous le concède : les Leafs ne sont plus l’ombre d’eux-mêmes. Ils ont encaissé mardi soir une huitième défaite de suite et ils ont paru sans âme durant une bonne partie de la rencontre. Le Canadien les dominait également 33-9 au chapitre des tentatives de tir après la première période.

Or, le CH n’a pas le luxe de prendre des adversaires à la légère. Il n’est ni assez dominant ni assez aguerri pour cela. Mais rencontrer une équipe prenable comme les Maple Leafs, c’est une répétition de plus pour mettre en pratique ce qu’il veut accomplir.

Au-delà de la marque finale, voici dix éléments que le Canadien a mis de l’avant face aux Maple Leafs et sur lesquels il peut bâtir pour la suite.

1- Une victoire à bas pointage

Le Canadien gagne des matchs parce qu’il remporte des festivals offensifs. Il marque un but de plus, c’est son truc. Outre le seul blanchissage qu’il a à sa fiche, c’était la neuvième fois qu’il remportait un match en ne concédant qu’un seul but à l’adversaire. Le Lightning de Tampa Bay, en comparaison, l’a fait 16 fois, en plus de ses deux blanchissages.

Les meilleures équipes – l’Avalanche, les Stars, les Hurricanes – ont cette aptitude à gagner des matchs à bas pointage. C’est une bonne habitude à prendre.

2- Travailler en fond de territoire

Le Canadien est revenu de Californie avec des leçons plein ses valises. L’une d’elles était de cesser de s’obstiner à faire des jeux à faible chance de réussite en zone neutre. Ces jeux-là peuvent mener à des revirements et placer la défense en mauvaise posture inutilement.

Le trio formé d’Alex Newhook, d'Oliver Kapanen et d'Ivan Demidov a regardé des vidéos lundi et savait qu’il devait bâtir son attaque autrement, en envoyant des rondelles plus profondément et en bâtissant son attaque à partir de là.

Le 20e but de la saison de Kapanen.

Il est le fruit d’une bataille le long des rampes, gagnée par Demidov, qui s’est moqué d’Oliver Ekman-Larsson et de John Tavares avant de refiler le disque à Newhook. Kapanen était ouvert et le tour était joué.

Ce soir, il était pas mal partout, je trouve, a dit Masrtin St-Louis à propos de Demidov. Il était sur la rondelle, il était tenace. Il avait un hockey fatigant et il s'impliquait physiquement. C'est ça que ça prend.

Demi est excellent dans l'espace et en périphérie, mais le jeu demande plus que ça. Il faut que tu ailles jouer dans l’enclave, il faut que tu gagnes des batailles, il faut que tu ailles en échec avant. Il n’a pas peur.

C’est toujours plaisant de créer de l’attaque à partir de montées offensives, mais le Canadien doit apprendre à créer davantage dans les moments où il est installé en zone offensive et qu’il a possession du disque.

Ce but-là en était un bon exemple.

3- Tuer les jeux plus rapidement

Outre les revirements dont l’équipe peut se rendre coupable à la ligne bleue offensive, il y a cet objectif de noyer le poisson en zone neutre. D’être sur le dos de l’adversaire si vite qu’il n’a ni temps ni espace pour créer des jeux. C’est exactement ce qu’a fait le Canadien en première période et durant une bonne partie de la troisième.

Plusieurs tentatives des Leafs étaient étouffées avant même qu'ils n'entrent en zone du CH.

Au total, le Canadien n’a donné que six chances dangereuses de marquer à forces égales. C’est en plein ce qu’il faut.

Cinq joueurs sont massés devant lui.

Le gardien des Maple Leafs Joseph Woll perd son masque lors d'une mêlée devant son filet.

Photo : Getty Images / Minas Panagiotakis

4- Garder son calme

Le Canadien dominait ce match-là. À un certain moment, ça en était ridicule. Mais pour toutes sortes de raisons, cela ne se traduisait pas en buts additionnels. L’équipe ne parvenait pas à creuser l’écart, et ce sont toujours des moments où une équipe plus jeune est susceptible de s'impatienter et de prendre les grands moyens pour accentuer son avance.

C’est généralement dans ces moments-là que des erreurs se commettent.

Il faudra retenir de ce match la capacité du CH à garder son calme lorsque cette séparation qu’il recherchait ne venait pas. Voilà un sang-froid qu’il faut cultiver.

5 – La gestion de l’avance

Vouloir marquer le but d’assurance, c’est bien, mais gérer une avance de façon mature est l’étape préalable.

Il y a un savant dosage à trouver où une équipe garde le pied sur l’accélérateur et évite de se placer en position où elle ne fait que se défendre. Ces situations-là finissent, la plupart du temps, par se retourner contre vous.

Mais il ne faut pas non plus peser si fort sur le crayon qu’on ouvre la porte à l’adversaire.

Le compromis recherché implique de bien gérer la rondelle et d’essayer d’écouler le temps loin de son filet le plus souvent possible.

Mission accomplie face aux Leafs.

6 - Résister au 5 contre 6

En voilà un gros.

Aucune équipe n’a concédé autant de buts que le Canadien lorsque l’adversaire retire son gardien. Mais pour un deuxième match de suite, les meilleurs éléments défensifs du CH ont tenu le fort.

Pour une équipe qui apprend à gérer ses avances, être capable de contenir une salve à 5 contre 6 est important.

On n’en parle pas souvent, mais si l’on regarde les Jeux olympiques ou les matchs de la LNH, c’est impressionnant le nombre de buts qui se marquent à 6 contre 5, a relevé Alexandre Carrier. C’est vrai qu’on a souvent été du mauvais côté de ce côté-là, mais on l’a fait, nous aussi, à d’autres équipes.

C’est un point sur lequel on a mis de l’emphase et ça a payé ce soir

Dès le retour de la pause olympique, St-Louis a attaqué cette facette du jeu à l’entraînement. L’équipe a aussi mis l’accent là-dessus lors d’un entraînement à San Jose, mais le 6 contre 5 a continué de lui faire mal à Anaheim.

On peut bien le pratiquer, mais il faut le vivre dans les matchs.

C'est dur, on essaie de créer des situations qui sont quasiment pareilles, mais c'est impossible, parce que tu n'as pas le niveau d'urgence et tu n’as pas de gars qui prennent de gros lancers sur réception sur les lacets de nos joueurs, a expliqué St-Louis. Techniquement, tu peux être proche, mais tu ne peux pas rendre ça réel. Je pense que c'est une facette du jeu qui, comme le reste de notre jeu, va continuer à s'améliorer sans que ce soit linéaire.

7- Une mentalité de sacrifice

Noah Dobson n’avait pas son meilleur match dans les patins, mais son partenaire Mike Matheson, lui, a tout donné. Jusqu’à la dernière minute.

Matheson est un leader. Il montre, match après match, à quel point il se sacrifie pour la cause.

Dans les derniers instants du match, alors que le Canadien tentait de survivre à 6 contre 5, Mike Matheson a bloqué un tir de Tavares qui lui a fait mal. Ce n’était pas son premier de la soirée. Mais en récupérant le disque, Matheson a pu assurer la sortie de zone et faire en sorte que Jake Evans puisse marquer le but d’assurance dans un filet désert.

Il a été sensationnel toute la soirée, a dit Evans. Il a bloqué des lancers, il a été bon en infériorité numérique, et, évidemment, il a toujours des confrontations difficiles.

Ce but-là ne serait pas arrivé sans lui.

Un gardien de but devant son filet

Le gardien du Canadien Jakub Dobes réalise un arrêt face aux Maple Leafs de Toronto, mardi soir.

Photo : Getty Images / Minas Panagiotakis

8- Un gardien qui fait les arrêts

Toutes les années de Carey Price nous ont appris qu’une équipe ne peut pas simplement se fier sur son gardien pour se sortir du pétrin. Par contre, un gardien doit être capable de s’imposer quand la situation l’exige.

Jakub Dobes n’a pas été très occupé – à peine 18 lancers – mais en deuxième moitié de deuxième période, quand les Leafs se sont mis en tête de donner un peu d’opposition, il a sorti la mitaine et s’est montré vif sur certains déplacements pour empêcher que les visiteurs ne concrétisent leur remontée.

Ça lui a valu la deuxième étoile de la rencontre.

C’est le meilleur des deux mondes : un gardien de but peu sollicité qui est néanmoins capable de s’élever dans les moments où ça chauffe davantage.

9- Une offensive équilibrée sur la glace

En première moitié de match, en particulier, le Canadien a souvent trouvé le bon filon pour attaquer par le centre de l’enclave. Evans a eu quelques chances magnifiques à cause du travail de Kirby Dach et Zachary Bolduc le long des rampes, et ceux-ci ont orchestré une belle chance tôt dans le match en attaquant par le milieu.

Juraj Slafkovsky est lui aussi allé nager en zone dangereuse et en a soutiré de belles chances de marquer.

Peut-être était-ce en partie les largesses des Leafs, mais on ne voit pas cette emprise par le milieu à tous les matchs.

Je dirais que, dans notre jeu offensif, on comprend beaucoup mieux que l'équilibre sur la glace est important, a expliqué St-Louis. Si tu n’as pas de gars en dedans, tu n'auras pas d'équilibre. On avait beaucoup d'équilibre en première période et c’est la rondelle qui faisait le travail. Quand tu as de l'équilibre, la rondelle travaille beaucoup.

Deux joueurs de hockey croisent leurs bâtons.

Cole Caufield, qui lutte ici avec Matthew Knies des Maple Leafs, était affaibli par un virus durant le match.

Photo : Getty Images / Minas Panagiotakis

10 – Un soutien moral

Cole Caufield ne filait pas. Il se sentait malade et à un certain moment de la rencontre, ça l’a rattrapé. 

Caufield n’a pratiquement pas joué dans les 25 dernières minutes du match, si ce n’est deux présences dans le dernier tiers, pendant des avantages numériques.

Le franc-tireur avait la mine basse, mais il est resté sur le banc de son équipe.

Quelque chose comme ça, ça se rend loin. Les gars l’apprécient, a dit Carrier. Évidemment, il ne filait pas trop, mais j’espère qu’il va être correct pour demain.

Vous voulez une équipe qui se tient? C'est un témoignage subtil de ce qui se passe présentement dans ce vestiaire.

Le Canadien prenait le train après le match pour Ottawa, car il affronte les Sénateurs mercredi soir. On parle ici d’adversaires plus coriaces, et, surtout, plus affamés que les Maple Leafs!

Le CH pourra-t-il répéter toutes ces leçons contre eux?

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